Il est temps de nous concentrer sur l’essentiel

Publié le 2020-11-23 | Le Nouvelliste

Le citoyen Exequiel Semé lance une pétition pour sauver le parc national La Visite/Seguin. Cette dernière adressée au directeur de l'Agence nationale des aires protégées (ANAP), Jeantel Joseph, est accompagnée de plusieurs photos montrant le déboisement avancé du parc. Dans certains espaces, il parait qu’on peut même y jouer au football.

Face à la destruction du parc, dans l’indifférence des autorités, un citoyen décide de lancer l’alerte. Une initiative bien accueillie par des internautes. La pétition récolte déjà (ce lundi) près de 6 500 signatures  sur 7 500 recherchées. C’est la preuve qu’une partie de la population est préoccupée par la dégradation avancée de notre environnement. Une lueur d’espoir dans ce contexte de crise généralisée. Les multiples problèmes qui entravent notre quotidien sont la manifestation de cette crise qui prend sa source dans l’insouciance de nos autorités.  

Dans son argumentaire, Exequiel Semé rappelle que notre couverture forestière tend vers zéro. Une façon de nous rappeler qu’il n’y a pas que le parc national La Visite/Seguin qui mérite d’être sauvé. Les multiples catastrophes environnementales que le pays a connues ces dernières années en sont la preuve. Cette pétition est tout simplement une piqûre de rappel pour nos dirigeants qui pensent que la protection de l’environnement peut se faire seulement dans le discours. En dépit de la création du ministère de l’Environnement, il y a plus de 20 ans, la dégradation de notre environnement s’accélère. La pétition du citoyen Exequiel Semé en témoigne. C’est un appel à l’action en vue de sauver ce qui peut l’être.

L’ancien président Jean-Bertrand Aristide avait créé le ministère de l’Environnement. Sous Michel Martelly l’environnement figurait parmi ses E. Le président Jovenel Moïse, quant à lui, mit en place des centres de germoplasme à travers le pays. Entre-temps, la coupe effrénée des arbres se poursuit dans l’indifférence du ministère de l’Environnement, de la police et de toutes les autres institutions qui sont impliquées dans la protection de l’environnement. Les gens continuent de construire n’importe où sans se soucier ni des sources d’eau ni des bassins versants. Les aires protégées ne le sont que sur le papier.

Le président Jovenel Moïse a eu la bonne intention de créer l'Agence nationale des aires protégées (ANAP) qui dispose d’un corps armé dénommé Brigade de sécurité des aires protégées (BSAP). Pourtant nos forêts, notamment le parc national La Visite/Seguin ainsi que les autres aires protégées du pays restent toujours à l’abandon.

Voilà un problème qui mérite toute notre attention. D’autres voix doivent s'accorder à celle d’Exequiel Semé pour exiger que l’Etat protège ce qui reste de nos forêts, voire mette tout en œuvre pour sauver ce qui reste de notre environnement.

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