La barbarie et la démocratie républicaine sont-elles confondues en Haïti contemporain ?

Publié le 2020-10-14 | lenouvelliste.com

Écrit et compilé par le docteur Harry H. François, PhD., ND., DHM., CNC.                                              

Il fut un temps où le calme existait en Haïti. Il fut un temps où être pauvre et patriote était synonyme de fierté en Haïti. Il fut un temps où chaque famille haïtienne se vantait du drapeau, du café et du cacao haïtiens. Il fut un temps où nos enfants pouvaient aller ensemble aux foires qui se tenaient à la campagne pour s'amuser, se baigner dans les lacs ou à la rivière de la zone voisine. Il fut un temps où tout adulte était parent des enfants du voisinage. Humm! Ce temps n'est plus. Non seulement on devient nostalgique, mais aussi on se dégrade culturellement.  On constate qu'on avance à reculons.  On devient dédaigneux et méchant vis-à-vis de la nature, l'un envers l'autre. On décide de s'embarquer dans le fratricidisme politique. On est devenu barbare et primitif en terre natale.                                        

Du duvaliérisme qu'on feignait de craindre et de réfuter, on s'adonne aujourd'hui à la barbarie. Cette dernière est observée dans le constat de tant de partis politiques ou de plateformes qui s'installent à chaque printemps sur l'échiquier politique du pays. Des sous-primaires et des individus à passe douteux s'associent sous l'ombrelle de parti politique, de plateforme ou de mouvement populaire pour pouvoir mal exploiter le pays. Ils se munissent d'un Galil, d'un Uzi ou d'autres armes automatiques pour semer le carnage et s'entre-tuer.  La barbarie ou la canaillerie a soudainement cravaté en Haïti. Il devient difficile sinon quasi- impossible de distinguer l'homme intellectuel et l'analphabète actuellement en Haïti.                                      

Tout forban, tout démagogue, tout analphabète ou primaire prend avantage des lois faibles pour créer sa propre machine de gangstérisme et se pause comme "défenseur du peuple"  pour pouvoir voler les deniers publics, s'engager dans le trafic de stupéfiants et d’armes automatiques et surtout pour faire des abus d'autorité. Quant aux notaires, arpenteurs et conseilleurs légaux, bon nombre d'entre eux sont des démagogues, des forbans bondés, des canailles du système. Les séparations de terrains des plaignants s'effectuent dans leurs petits salons privés. Les propriétaires ou plaignants victimes des méfaits de ces canailles à cravate s'entre-tuent soit par les armes automatiques, soit par des incendies ou finalement par les routines sacrificielles de sorcellerie, puisque la justice civile n'existe presque pas de nos jours en Haïti. Récemment en date du 7 octobre de l'année 2020, un massacre de ce genre a eu lieu à St-Louis du Nord, a  rapporté le Rezodunorwes.                              

La barbarie, la canaillerie et le primitivisme semblent être synonymes en Haïti d'aujourd'hui.  En effet, le " tout coq est maitre dans sa basse-cour " et le ''Se kolòn ki bat" sont devenus les seuls mots de vocabulaire qui expliquent l'actuel marasme dans lequel est plongé Haïti. Les gangsters, en apparence supportés par les autorités gouvernementales, font la pluie et le beau temps. Ils vivent du kidnapping et ne craignent même  pas de vulgariser leurs actes de terrorisme par devant les médias du pays. Parfois, ils osent menacer, lancer des défis aux soi-disant autorités. La voix populaire ne s'en soucie pas sachant qu'ils se protègent les uns les autres. Ils sont partenaires en ces crimes, affirme le peuple.                                                  

Humm! Mon pays natal connaît actuellement des moments tristes, douloureux et inexprimables. Il est passé de l'autoritarisme duvaliérien des années 57- 86 aux barbaries d'une démocratie bafouée et chaotique. Hélas !          

N.B. Feedback ou réplique objectif à ce texte peut être téléchargé aux courriels suivants: 1. Drfrancoispsychoeducation@yahoo.com , et 2. Floridafaiccs2029@yahoo.com

Auteur


Réagir à cet article