Ainsi parla la mer d’Arnold Antonin remporte le prix latino-américain du meilleur moyen métrage au Festival des droits humains de sucre, en Bolivie

Publié le 2020-09-07 | Le Nouvelliste

Le film d’Arnold Antonin « Ainsi parla la mer » a remporté le prix latino-américain du meilleur moyen métrage à la 16e édition du Festival des droits humains de sucre, en Bolivie, le samedi 5 septembre 2020.

Dans une salle comble au Karibe, le public haïtien avait déjà visionné, le  4 mars 2020, ce documentaire d’une durée de 50 minutes. « Ainsi parla la mer » (Men sa lanmè di) : scénario : Arnold Antonin; texte narratif : Gary Victor ; narration : Gessica Généus; musique originale : Roosevelt Saillant (BIC); musique additionnelle : Patrick Louis (Palouto).  

Ce film, qui parle du grand bleu, est un cri sur la dégradation phénoménale de notre écosystème marin.

« Ce prix est une récompense à la persévérance de mon équipe  et à la lutte acharnée afin de mener à bon port un projet pour le bien du pays. On a mis le triple du temps prévu. On a dû faire avec les barricades en flammes et les tirs en l'air. On a  été  évacué en hélicoptère depuis les Cayes après avoir passé 11 jours dans un hôtel vide en plein peyi lòk. On était allé pour filmer pendant 15 jours la côte sud. On a pu travailler seulement 4 jours et on a dû retourner une nouvelle fois pour finir les prises de vue », a déclaré au journal dimanche soir Arnold Antonin, fier de ce prix qui met en valeur la production du Centre Pétion-Bolivar qui a eu le soutien du ministère de l’Environnement et d’ONU Environnement.

«Je suis touché par le fait que le jury ait souligné le caractère universel du film et des problèmes qu’il soulève ainsi que la qualité poétique du texte dit par Gessica Généus. C’est un encouragement pour tous ceux qui luttent pour une Haïti meilleure, pour le droit fondamental  à  un environnement sain, pour  la fin de l’insalubrité de nos côtes, la fin de la pollution  de ce que nous mangeons et  buvons et de l’air que nous respirons. C’est un encouragement à lutter pour reconstruire la beauté de notre pays », a dit Antonin. Il a profité de ce moment de fierté pour saluer son équipe. Il déclare : «Judex Edouarzin, Oldy Auguste, Johnny Tingue et nos chauffeurs ont donné tout d’eux-mêmes, sans compter le soutien de tous ceux qui sont intervenus dans la réalisation du film, et pour ne citer que très peu, comme Max Pardo Gabriel Gelin et les pêcheurs de St-Jean. »

«Men sa lanmè di» est un documentaire qui raconte la mer d’Haïti, sa surexploitation, sa pollution et les diverses opportunités que cette vaste étendue offre à Haïti pour sortir de son marasme économique qui l’englue depuis trop longtemps.

Elien Pierre
Auteur
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