La vallée de l’Artibonite dans le petit carnet du MARNDR

Le ministère de l’Agriculture est au courant des problèmes auxquels est confrontée la vallée de l’Artibonite. Et des dispositions sont déjà prises pour y intervenir. Le plan qui est en train d’être exécuté dans plusieurs départements du pays dans le secteur agricole concerne également la vallée. L’enveloppe nécessaire est disponible. Pour l’eau, des discussions seront sous peu entamées avec les responsables de l’Électricité d’Haïti (EDH) afin de parvenir à une meilleure desserte.

Publié le 2020-05-15 | Le Nouvelliste

Rendre l’eau disponible au niveau des parcelles, aider les producteurs à avoir accès à certains intrants comme semences et fertilisants, donner un important appui à la préparation de sol, tel est le plan d’intervention du ministère de l’Agriculture au niveau de la vallée de l’Artibonite. Selon le ministre de l’Agriculture, Patrix Sévère, l’on commence à mobiliser les matériels nécessaires pour intervenir dans un délai raisonnable. L’idée, soutient le responsable, est de rendre disponibles les denrées agricoles sur le marché local afin de lutter contre la catastrophe alimentaire annoncée, laquelle pourrait résulter de la crise économique et sanitaire mondiale provoquée par le coronavirus.

Tout va commencer avec le curage des canaux. À ce niveau, à Damien, l’on est plutôt optimiste. Le ministre affirme que le problème des fonds est révolu. Avec un financement de la Banque interaméricaine de développement, l’institution est prête à agir. Mais face à la diminution de l’eau dans le pays, une meilleure gestion de cette ressource s’impose. « Dans la production de riz, on a besoin d'une quantité d’eau, mais une surutilisation de ce liquide peut affecter négativement le rendement de cette denrée », explique le ministre.

De plus, la prolifération de lèches dans la vallée, confie-t-il, est liée à une surutilisation de l’eau. Cela diminue la surface cultivée. Pourtant, le plan du ministère est d’augmenter la surface plantée. Pour y arriver, rendre l’eau disponible dans les parcelles de production aussi longtemps possible est une condition sine qua non pour commencer. Il est question, à l’avenir, d’organiser des séances de formation sur l’utilisation de l’eau dans la production de riz. La situation, soutient le ministre, nous impose à ne négliger aucune culture, encore moins la riziculture.

Mais l’eau ne sert à rien si l’on continue à utiliser les grains en lieu et place des semences. Annuellement, soutient M. Sévère, la vallée a besoin d'entre 1 800 et 2 000 tonnes métriques de semences. Après une discussion avec la Coopération taïwanaise, il a été décidé d’utiliser le fonds de rétrocession pour l’achat de 559 tonnes de semences. Des discussions avec d’autres projets au niveau du ministère de l’Agriculture, poursuit le ministre, sont en cours afin de trouver des fonds pour acheter la balance de 1 300 tonnes.

Pour l’acquisition des fertilisants, le ministère adopte deux approches différentes. Les 49 coopératives agricoles au niveau de la vallée, avec l’appui du gouvernement, est en train de contracter un prêt pour l'achat de 7 500 tonnes métriques d’engrais. Les ministères de l’Agriculture et des Finances ont déjà remis le dossier à la banque en question. Mais de l’avis du ministre, la disponibilité ne garantit pas l’accessibilité à tous les producteurs si l’on n’agit pas sur le coût. À cet effet, le ministère de l’Agriculture, affirme Patrix Sévère, est en train de planifier avec un fournisseur pour l’acquisition de 50 à 60 000 tonnes métriques de fertilisants afin de faire baisser le prix de l’engrais sur le marché.

Pour l’instant, les producteurs sont impatients. Les opérations de labourage promis n'ont même pas encore démarré. Ordinairement, les préparatifs se font en avril et à partir du mois de mai, dans une grande proportion, toutes les parcelles sont déjà emblavées. Plusieurs associations de producteurs ont critiqué le retard observé surtout dans le curage des canaux car l’eau, font-elles savoir, demeure un intrant indispensable dans la production de riz. Plusieurs milliers d’hectares de terre sont abandonnés et attendent l’intervention de l’État pour être mis en valeur. L’annonce du ministère arrive très tard, mais est quand même très appréciée dans le rang de producteurs. Ils espèrent que les travaux vont vite démarrer afin de réussir la campagne. Car s’il y a un facteur qui fait vraiment défaut, c’est le temps.

Jose Flecher
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