Affrontements entre militaires et policiers

Les hauts états-majors de l’armée et de la police tentent de recoller les morceaux…

Publié le 2020-02-27 | lenouvelliste.com

Après deux journées de tension et de panique dans la capitale et les affrontements armés qui ont coûté la vie à un soldat, un policier et fait une dizaine de blessés, un calme apparent a été constaté ce mardi 25 février dans la capitale. Les barricades ont été enlevées, les transports public et privé ont repris leur cours normal et des supermarchés ont ouvert leurs portes. Pour essayer de recoller les morceaux entre les FADH et la PNH, le général de l’armée et le directeur général de la police se sont rencontrés lundi pour définir un agenda de travail dans la recherche de solutions aux problèmes de sécurité qui affectent le pays.

L’armée et la police déplorent les victimes enregistrées dans les deux camps lors des affrontements meurtriers de dimanche dernier entre militaires et soldats au Champ de Mars. Pour essayer de baisser les tensions entre les deux corps armés, le général Jodel Lesage et le directeur général Normil Rameau se sont rencontrés lundi.

« Les hauts-commandements de l'Armée d’Haïti et de la Police nationale d’Haïti informent la population qu'une rencontre de haut niveau s'est tenue entre les responsables des deux corps de sécurisation nationale des vies et des biens et de défense du territoire reconnus par la Constitution. Au cours de cette rencontre, les deux hauts états-majors ont défini un agenda de travail dans la recherche de solutions aux problèmes de sécurité qui affectent le pays », selon un communiqué publié sur la page Facebook du ministère de la Communication.

Le général Jodel Lesage et le directeur général Normil Rameau déplorent ce qu’ils appellent « l’infiltration de criminels notoires » dans les manifestations du dimanche 23 février 2020 ayant coûté la vie à un policier et un militaire. « L'armée et la police vont travailler ensemble et s'engagent à tout mettre en œuvre pour protéger les acquis démocratiques et combattre les gangs armés et créer ainsi un climat stable et serein dans les foyers et dans les rues », conclut le communiqué.

Après la journée mouvementée du dimanche, des policiers accompagné de membres de la population ont encore gagné les rues le lundi 24 février. Les principaux axes routiers étaient bloqués et les activités commerciales paralysées à Port-au-Prince et dans les zones avoisinantes. Les rues de la capitale étaient désertes et des barricades de toutes sortes dressées sur les principales routes de la capitale coupée des autres villes du pays.



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