Un appui à la production maraîchère à Cerca-la-Source

Le maraîchage figure parmi les principales cultures de Cerca-la-Source, une commune du haut Plateau. Le chou et le poireau sont produits à toutes les saisons dans cette partie du pays. Ils constituent la préférence des producteurs. Toutefois des cultures comme la tomate, le poivron, l’oignon, la carotte font également partie des cultures phares de la zone. Cette année, faute de disponibilité de semences de poireau et en raison la présence du Projet de renforcement des services publics agricoles (RESEPAG) dans son volet d’incitation à la production maraîchère, beaucoup de producteurs ont opté pour l’oignon à la place du poireau.

Publié le 2020-02-07 | Le Nouvelliste

Deux périmètres irrigués, Source Père et Los Posos, sont responsables d’une grande partie de la production maraîchère de la commune de Cerca-la-Source. Ces deux périmètres se situent dans la zone d’Abricot (Zabriko). Ils constituent un endroit de production intensive. L’eau est disponible, ce qui permet aux producteurs de s’adonner facilement à la production de ce type de produits. Une récolte tous les trois mois. La rareté de semences de qualité et l’absence d’encadrement technique constituent les principaux handicaps des producteurs. La présence du Bureau agricole communal de la zone devrait contribuer à changer la donne.

Ces deux périmètres se situent à la première section communale. Ils sont considérés comme étant le grenier de la commune. Dans ce recoin, toutes les parcelles sont mises en valeur. La production est renforcée avec la présence du ministère de l’Agriculture à travers le projet Renforcement des services publics agricoles, financé par la Banque mondiale.

Avec ce mécanisme, les producteurs sont appuyés à tous les niveaux de la chaîne de production. Des vouchers sont distribués pour chaque phase. Ainsi, la préparation de sol, les semences de qualité, les produits phytosanitaires, l’accompagnement technique sont pris en compte. Le vœu des autorités, à côté de l’augmentation de la production dans cette zone dite à fort potentiel, est de promouvoir de nouvelles techniques culturales dans ces périmètres.

Tout porte à croire qu’on aura une augmentation significative de la production dans cette zone. Une bonne nouvelle pour les producteurs. Mais ces derniers craignent une surabondance de ces produits dans les marchés, ce qui aura à coup sûr une incidence sur le prix. « Si le prix chute, l’augmentation de la production n’aura pas servi à grand-chose dans la mesure que les producteurs n’ont pas de moyens de conserver leurs récoltes », soutient Métellus Notavy, un jeune cultivateur de la première section de Cerca-la-Source.   

Ainsi, comme c’est le cas des producteurs comme Emmanes Faoutine, producteur de chou, Emmanuel Chacky, producteur d’oignon et de poireau, Métellus Notavy plaide en faveur de la tenue de séances de formation sur la conservation de certains produits. Selon eux, s’ils arrivent à conserver les produits, ils pourront fixer le prix sur le marché : dans le cas contraire, tout dépendra du marché, surtout que les agriculteurs n’ont pas de grands moyens de déplacement pour se rendre dans les plus grands centres de distribution du département. Les récoltes sont alors vendues fraîches dans les marchés de Thomassique, de Saltadère, de los Cacaos, de Hinche…

Ainsi, la coordination du RESEPAG étudie la possibilité de répondre à la demande des producteurs bien que le projet est arrivé à terme. « Nous allons voir comment nous pourrons assister les producteurs à conserver leurs récoltes », promet Anes Renfort, coordonnateur du projet dans ce département. Toutefois il ne faut pas ignorer l’usage abusif de produits phytosanitaires par certains producteurs. La décision d’effectuer les traitements phytosanitaires diffère d’un agriculteur à l’autre même s’ils produisent sur des parcelles adjacentes. Les modes d’utilisation et les délais ne sont pas toujours maîtrisés. Dans une grande proportion, les producteurs n’ont pas une bonne connaissance des doses d’application et des fréquences de traitement. Ils sont peu convaincus des risques directs qu’ils encourent et de ce fait ne se protègent pas d’une éventuelle contamination. C’était le cas de plus plusieurs maraîchers rencontrés par le journal. D’où la nécessité de former les cultivateurs sur le dosage de ces produits.

Jose Flecher
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