Crise politique/Dialogue

Les négociations politiques débutent ce mercredi à la nonciature apostolique

Publié le 2020-01-28 | lenouvelliste.com

Après la première phase des négociations politiques en décembre dernier à la nonciature apostolique à l’initiative de la communauté internationale, notamment la cheffe du BINUH, des signataires de l’accord de Marriott, de l’accord de Kinam, des représentants du président de la Républiques et des membres de la société civile vont poursuivre ce mercredi 29 janvier les négociations pour aboutir à une sortie de crise. La formation d’un gouvernement, la question de l’insécurité seront à l’ordre du jour, a confié au Nouvelliste Liné Balthazar, président du PHTK.

L’objectif de cette rencontre consiste à analyser la situation du pays pour aboutir à une solution concertée de sortie de crise, a fait savoir au Nouvelliste Liné Balthazar, président du PHTK, signataire de l’accord de Kinam. Dans cette crise, a souligné le chef du parti du président de la République, il y a l’insécurité, la gouvernance, la formation d’un gouvernement d’union nationale. « Nous sommes à la recherche d’une solution à la crise, ce qui ne veut pas dire forcément la formation d’un gouvernement », a précisé M. Balthazar, soulignant que la formation d’un gouvernement est un instrument de solution à la crise.

S’agissant de la présence éventuelle des signataires de l’accord de Marriott dans cette rencontre, Me André Michel a déclaré au Nouvelliste : « Il y a probablement des signataires de l’accord de Marriott qui seront à la rencontre de demain à la nonciature apostolique. Une chose est sûre, le Secteur démocratique et populaire et l’Alternative consensuelle ne seront pas à cette série de discussions qui devrait durer 3 jours… »

L’opposant farouche au pouvoir en place a ajouté : «  Nous rejetons toute possibilité de participer à un gouvernement d’union nationale avec Jovenel Moïse comme président. Pour nous, la solution à la crise politique actuelle passe d’abord et avant tout par la démission de Jovenel Moïse. Nous allons continuer à accompagner le peuple haïtien dans sa lutte pour le procès PETROCARIBE, la mise en place d’une transition de rupture et l’organisation de la conférence nationale haïtienne souveraine. Pas question d’abandonner en cours de route les revendications du Peuple Haïtien.  Évidemment, nous reconnaissons et respectons  le droit de certains groupes signataires du consensus de Marriott de participer à ces discussions. Chacun doit assumer ses responsabilités devant la nation. »

Le Nouvelliste a appris que des responsables de partis politiques qui n’ont signé ni l’accord de Marriott ni celui de Kinam, des représentants du président de la République et des membres de la communauté internationale et des représentants de la société civile prendront part à cette rencontre.



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