Raynald Petit-Frère, journaliste de Signal FM, agressé par des agents de l’USGPN

Publié le 2019-10-18 | Le Nouvelliste

Raynald Petit-Frère de la radio Signal FM a été agressé physiquement ce vendredi entre les rues Capois et St-Cyr. Cet incident est survenu au moment où le président de la République effectuait une offrande florale au Musée du panthéon national haïtien (MUPANAH), à l’occasion de la commémoration de la mort de l’empereur Jean Jacques Dessalines. Le journaliste a été battu par des agents de l’Unité de sécurité générale du palais national (USGPN) qui formaient un imposant dispositif de sécurité au Champ de Mars. 

Joint par téléphone en fin de matinée, le reporter de Signal FM retrace les circonstances de son agression. « Comme tous les matins, je devais donner un flash sur ce qui se passe dans les rues. Ainsi, je me suis rendu dans l’aire du Champ de Mars. Arrivé sur les lieux, j’ai constaté que les agents intimaient l’ordre aux passants et curieux de vider les lieux. Je pensais que je n’étais pas concerné puisque je suis journaliste. Je me suis approché des agents pour m’identifier. En voyant mon badge, l’un des agents me forçait à rester dans le périmètre tandis qu’un autre me frappait avec son fusil. Ce dernier m’accuse, du fait de mon statut de journaliste, de promouvoir l’instabilité. Il m’a renversé au sol et a continué à me frapper avec son arme. Un autre policier a volé à mon secours en conseillant à son collègue d’arrêter », raconte-t-il.

Raynald Petit-Frère souligne plus loin que des policiers ont menacé de le tuer parce qu’il s’avisait de prendre une photo de la plaque d’immatriculation du véhicule occupé par ces agents. Pour l’heure, le reporter indique s’être déjà rendu dans un centre hospitalier pour recevoir des soins après avoir été blessé et ressenti des douleurs au niveau du bras gauche. 

Raynald Petit-Frère annonce qu’il va porter plainte au niveau de l’Inspection générale de la Police nationale afin que les auteurs de cette agression soient punis. Il considère ce qui s’est passé comme une menace à la liberté de la presse dans le pays. « Nous sommes en train de revivre l’époque des Duvalier. Les journalistes se sentent menacés par ceux qui en principe devraient assurer leur sécurité », déplore-t-il.

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