MARNDR / mémorandum

De nouvelles mesures pour régulariser l’exploitation et l’exportation des anguilles

Publié le 2019-08-16 | Le Nouvelliste

« Désormais, les frais d’exportation des anguilles sont fixés à 1 500 gourdes par kilo », a annoncé le ministère de l’Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural (MARNDR) dans un mémorandum, en date du 12 août 2019, qui expose les nouvelles mesures adoptées afin de régulariser les exploitations et les exportations des anguilles de rivière. Jusqu’à cette date, les exportateurs d’anguilles ne paient à l’Etat haïtien qu’une modique somme de 40 gourdes par kilo.

« Il est impératif pour l’État haïtien de recueillir des taxes sur le marché d’anguilles qui se révèle très juteux pour les exportateurs», a affirmé un responsable du MARNDR joint par téléphone. L’anguille constitue l’une des principales denrées d’exportation du pays. Sur le marché international, le kilo se vend jusqu’à 700 dollars américains puisqu’il s’agit d’un produit rare. Haïti a une capacité d’exportation de 800 tonnes métriques par an d’après les responsables du MARNDR.  

Dans ce mémorandum portant la signature du ministre Jobert C. Angrand, le MARNDR a présenté les nouvelles mesures relatives au quota autorisé pour les exportations sur une saison. Ce quota est fixé à 6 400 kilogrammes par exportateur. Il a aussi précisé que la période d’exploitation des anguilles de rivière débute du 2 septembre 2019 pour prendre fin le 15 avril 2020. Ensuite, le MARNDR a souligné une fois de plus  la procédure pour l’obtention de licence d’exploitation et d’exportation d’anguilles de rivière. Cette procédure varie suivant le type d’entreprise (société anonyme, société en nom collectif, entreprise individuelle, société en commande simple, société en commande par action)   

Plus loin, dans le mémorandum, le MARNDR indique que l’autorisation d’exploitation et d’exportation d’anguilles n’est qu’une courtoisie. De ce fait, le ministère se réserve le droit de suspendre temporairement ou définitivement toutes licences, toutes autorisations ou tous permis d’exploitation et d’exportation délivrés à des entreprises (personnes morales ou physiques) de manière unilatérale. Il peut aussi procéder à tout moment à des vérifications de l’existence des entreprises qui sollicitent la licence d’exploitation et d’exportation des fruits de mer par des visites inopinées dans leurs locaux.

« Ces nouvelles mesures prises par le MARNDR visent non seulement  à protéger ces espèces de poissons serpentiformes mais aussi de régulariser leur exploitation et leur exportation en vue de permettre à l’Etat haïtien d’en tirer profit », a soutenu ce responsable du MARNDR. Depuis sa prise de fonction à la tête dudit ministère, le ministre Jobert C. Angrand avait exprimé sa volonté de casser le monopole d’exportation, existant depuis environ 40 ans, dans ce sous-secteur et de celui des engrais.

Ses derniers articles

Réagir à cet article