Situation dégradante des drois humains en Haïti : L'OPC lance un appel urgent sur le traitement de certains dossiers sensibles.

Publié le 2019-04-03 | lenouvelliste.com

Pour le  premier trimestre de l’année 2019, la situation du pays demeure très alarmante. Dans son dernier rapport, l'Office de la protection du citoyen ( OPC) dresse un tableau plutôt sombre  de la situation des droits de  l'homme du pays . En dépit de tous les efforts et des déclarations des dirigeants faisant croire que le pays se dirige vers le développement durable, l'Institution nationale de défense des droits humains( INDH) exprime ses préoccupations pas rapport aux violations des droits humains dont leur respect relève de la responsabilité de l'Etat aux termes des instruments internationaux auxquels Haïti est partie.

Dans ce rapport, l'Office de la protection du citoyen attire l'attention sur le déni certaines violations des droits humains  qui ont défrayé la chronique. Les évènements de la saline, la  du Fonds Petrocacaribe, la disparition du journalisme Vlajimir Legagneur,  l'assassinat du journalisme Jean Léopold Dominique qui remonte en 2004 sont autant de questions que d’aspects , selon l'OPC qui méritent d’être traités et portés à la connaissance des décideurs politiques et de la population en général.

 Dans l'objectif d'établir la vérité sur la massacre survenue le 13 novembre 2018 dans le quartier de La Saline, L'Office de la protection du citoyen croit qu'il est urgent pour que la direction centrale de la police judiciaire de soumettre son rapport définitif afin de permettre à la justice de statuer sur ce dossier.《 les recherches effectuées par l'Office de la protection du citoyen ne l'ont pas permis de d'établir la responsabilité directe de la Police nationale d'Haïti ou une instruction venant des autorités étatiques》, lit-on dans le rapport  de l'OPC qui recommande au juge désignant sur ce dossier de travailler avec célérité.

Dans ce décor, parlant  de la disparition du journalisme Vlajimir Legagneur, le rapport estime  que  《les événements sanglants qui se sont produits dans le pays durant les six derniers mois doivent être traités avec diligence car cette pareille  situation a des effets  sur le droit à l'information》.《 les auteurs des actes de violences quel que soit leur statut ou leur appartenance politique doivent répondre de leurs actes et que les victimes soient réparées conformément à la loi》dénote le rapport que demande aux autorités policières de prendre toutes les dispositions pour neutraliser les bandits armés poursuivis par la justice qui circulent au su et au vu de tout le monde.

Par ailleurs, l'Office de la protection du citoyen salue la mise en place de la commission nationale de désarmement,  de démantèlement et de reinsertion le 11 mars 2019. L'OPC encourage les commissaires à travailler avec toutes les parties prenantes afin de parvenir à développer une culture de la paix sociale indispensable à  l'investissement dans une perspective de la création d'emplois et de la stabilité politique.

Plus loin, pour ce qui concerne le retrait de la Mission des nations unies mour l'appyi a la justice ( MINUJUSTH) l'Office de la protection du citoyen demande à l'Etat haïtien de faire appel à la coopération internationale en matière de monitoring et d'observation des droits humains en priorisant le renforcement les capacités de tous les acteurs  intervenant dans la promotion et la protection des droits humains.



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