Sécurité/PNH

La police nationale se renforce à la frontière dans le département du Nord-Est

Publié le 2019-04-01 | lenouvelliste.com

La police nationale renforce sa présence à la frontière dans le département du Nord-Est. Avec des locaux totalement rénovés et des équipements de toutes sortes financés à hauteur de trois millions de dollars par les États-Unis et le Canada, la police frontalière, connue sous le nom de POLIFRONT, assurera mieux sa mission dans la zone, s’est félicité, mercredi dernier, le numéro un de la PNH lors de la cérémonie inaugurale des travaux de rénovation de la base de Morne-Casse.

« Ces travaux de réhabilitation de la base de Morne-Casse revêtent une importance toute particulière, car ils n’ont pas porté seulement sur les travaux habituels de rénovation, mais ont permis également de créer un espace adapté à une unité spécialisée évoluant le long de la frontière haïtiano-dominicaine », s’est réjoui Michel-Ange Gédéon, directeur général de la Police nationale d'Haïti, avant d’ajouter que ces travaux de rénovation couvrent également les commissariats de Ouanaminthe et le sous-commissariat de Capotille.

Selon le patron de la PNH, « l’assistance des bailleurs ne s’arrête pas aux seules réhabilitations des bâtiments, elle couvre le coût de véhicules, de motocyclettes, de drones de surveillance, pour se poursuivre aux équipements et uniformes et s’étendre enfin aux énergies vertes, aux ustensiles de cuisine, aux lits et matelas, pour ne citer que ceux-là


« Ces contributions des pays amis, comme les États-Unis et le Canada à hauteur de 3 millions de dollars, traduisent la volonté des partenaires internationaux d’appuyer la modernisation de la police nationale pour qu’elle puisse bien  jouer son rôle, entre autres à la frontière qui est la porte d’entrée et de sortie du pays », a ajouté Michel-Ange Gédéon.

« Entre les voyageurs et commerçants obligés de négocier avec des fonctionnaires corrompus, entre les colporteurs de tout genre et les gros contrebandiers intouchables se bousculant pour traverser la frontière sans payer, vous devez vous positionner avec fierté, fermeté, conviction et dignité pour défendre votre pays. Évitez la corruption pour ne pas avoir un déficit de crédibilité. Un policier corrompu ne peut pas travailler à la POLIFRONT », s’est adressé le directeur général de la police aux policiers frontaliers.

Pour sa part, l'ambassadrice américaine en Haïti, Michèle J. Sison, a déclaré que ce support à la PNH s'inscrit dans le cadre de l'engagement pris par les Etats-Unis d'accompagner les autorités policières dans l'instauration de la sécurité au niveau du corridor Ouanaminthe/Cap-Haïtien, en passant par Caracol. La diplomate a fait savoir que depuis 2010, les États-Unis d'Amérique ont fourni 260 millions de dollars à la PNH afin de faciliter la construction de commissariats et de sous-commissariats, l'acquisition de matériel, et la formation en faveur des agents  de la PNH.

Mme Sison a rappelé que depuis 2006 son pays apporte un engagement direct à plus de 10 500 policiers, soulignant que 2/3 d'entre eux évoluent encore au sein de l'institution.

La cérémonie s'est déroulée à la base policière de Morne-Casse, en présence, entre autres, du directeur général de la PNH, Michel-Ange Gédéon, du directeur de la POLIFRONT, Marc Justin, de l'ambassadeur des États-Unis, Michèle Sison, du chef de la coopération de l'ambassade du Canada, Carlos Rojas-Arbulu, de la représentante du secrétaire général des Nations unies en Haïti, Helen La Lime, du chef de mission de l’OIM, Giuseppe Loprete, et d'autorités locales.

Robenson Geffrard avec Gérard Maxineau



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