Inhumation de deux militants tués durant les récentes manifestations

Les funérailles de Peterson Noé, 30 ans et Onick Généus, 27 ans,  deux militants abattus par balle lors des manifestations anti-gouvernementales ont été chantées ce vendredi en l’église St-Michel à Corridor Bastia. La cérémonie funéraire s’est vite transformée en manifestation au moment où des agents de l’ordre ont interdit aux militants l’accès aux parages du Palais national.

Publié le 2019-02-22 | lenouvelliste.com

Un dernier hommage a été rendu vendredi à Peterson Noé et Onick Généus, deux militants assassinés au cours des dernières mobilisations exigeant le départ du président Jovenel Moïse du pouvoir. Dans une ambiance de rara, des militants ont voulu transporter les corps ensevelis de leurs camarades devant le Palais national. Tentative qui a échoué puisque des agents de l’ordre ont dispersé la foule à coups de gaz lacrymogène. Furieux, ces militants ont riposté en lançant des pierres en direction des policiers.

Cette échauffourée a provoqué un moment de panique dans les parages de Champ de Mars. La cérémonie funéraire s’est vite transformée en manifestation pour exiger le départ du locataire du Palais national. « On ne peut pas nous refuser de passer devant le Palais national. On doit être libre de nos mouvements. Les policiers ont manifestement reçu l’ordre du palais », a craché, frustré, Juno Felito.

Les mercenaires ont ouvert le feu sur les manifestants, a balancé Dr Shiller Louidor, précisant que d’autres corps sont encore à la morgue. M. Louidor veut à tout prix renverser Jovenel Moïse.

Pour Josué Mérilien, responsable de l’UNNOH, il n’y a pas de marche arrière. Il a appelé la population à la mobilisation sur tout le territoire national pour forcer la démission du président de la République. « Si Jovenel Moïse reste encore au Palais national, c’est parce qu’il a reçu le soutien de la bourgeoisie, du Core Group. On doit prendre la direction de l’ambassade américaine », a-t-il invité dans la foulée.

Les funérailles de ces jeunes militants ont été réalisées en présence des membres de leurs familles et des représentants du secteur dit démocratique, dont Me André Michel. Des corps d’autres victimes ont été rapatriés en province, selon les dires de certains militants. Les corps de ces militants ont été transportés dans une ambulance au cimetière de Port-au-Prince pour leur inhumation.



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