Le ministère de la Culture et de la Communication condamne l'attaque des locaux de la TNH

Publié le 2019-02-13 | lenouvelliste.com

Un groupe de manifestants s’est introduit, mercredi, dans les locaux de la Télévision Nationale d’Haïti et ont causé des dégâts importants en termes de perte en matériel roulant au média public, ont constaté sur place des journalistes. Dans un avis publié le même jour, le ministère de la Culture et de la Communication a condamné cet acte.

« Le Ministère de la Culture et de la Communication (MCC) condamne sans équivoque les actes d'incendie perpétrés, le mercredi 13 février 2019, dans les locaux de la Télévision Nationale d'Haïti, à Delmas 33 », lit-on dans le communiqué.

Le ministère en profite pour condamner « toutes les initiatives violentes exercées, ces derniers temps, dans le pays, tout en encourageant, par ailleurs, les diverses formes d'expressions démocratiques et la liberté d'opinion. »

Le ministère de la Culture et de la Communication, poursuit le communiqué, « reste et demeure solidaire du personnel de la télévision publique agressé dans l'exercice de ses professions, au cours des événements malheureux de ce mercredi, qui ont causé des dégâts importants en termes de perte en matériel à la TNH. »

« Aussi, le ministère de la Culture et de la Communication demande aux autorités concernées de mener une enquête correcte visant à identifier les auteurs intellectuels et les complices de l'incendie qui a ravagé  la Télévision Nationale d'Haïti (TNH) tout en rappelant à la population en général que la TNH est un patrimoine, et qu'il lui appartient de protéger ce patrimoine en toutes circonstances », conclut le ministère de la Culture et de la Communication.

Plusieurs véhicules stationnés sur la cours de la TNH ont été incendiés et le personnel qui se trouvait à l’intérieur de la station était en difficulté pendant un certains temps.

Depuis sept jours, les principaux axes routiers du pays sont bloqués, le transport en commun, les écoles, les industries, le commerce, l’administration publique… sont paralysés. Au centre-ville de Port-au-Prince comme à Delmas, des individus pillent et brûlent des magasins. Incapables de rétablir l’autorité de l’État, le président de la République et le Premier ministre observent un silence assourdissant.

Rien de ne fonctionne au pays depuis le 7 février à la suite d’un appel pour une opération baptisée ‘’pays lock’’ lancée par l’opposition politique pour exiger le départ de l’équipe au pouvoir. Depuis cette date, la population qui faisait face à toute sorte de privations est terrée chez elle.



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