Quand des témoins sont indispensables à la réalisation d’un procès

Publié le 2019-01-31 | lenouvelliste.com

Vol à main armée, tentative d'assassinat et association de malfaiteurs sont les faits reprochés à Stanley Roche alias « Ti Jano » au préjudice de Widly Saingoudin et Louiné Joassaint, selon l’ordonnance de renvoi et l’acte d’accusation de celui-ci, lus ce jeudi lors d’une audience criminelle tenue dans la deuxième chambre civile au tribunal de première instance de Port-au-Prince.

D’après les faits, Stanley Roche alias « Ti Jano » faisait partie d’un groupe armé à Mariani. Le 28 mars 2012, Ti Jano accompagné de ses acolytes a fait feu sur le centre d’hébergement Gaston à Carrefour pour des raisons qu’on n'a pas mentionnées. Ce qui a la provoqué mort de Louiné Joassaint, un agent de sécurité dudit centre. Il avait reçu plusieurs projectiles et a rendu l’âme 3 minutes après son arrivée au centre Médecins sans frontières à Martissant. Quant à Widly Saingoudin, il a reçu 4 balles. se trouvant chez lui au moment des tirs, celui-ci sortait pour aller voir ce qui se passait et c’est alors que les présumés assassins lui ont tiré dessus. C’est grâce à son intelligence qu’il a eu la vie sauve, d’après ce qu’il a expliqué lors de son interrogatoir au cabinet d’instruction.

 Interrogé par le doyen du tribunal criminel, l’accusé l’air calme et confiant a nié les faits qui lui sont reprochés. Stanley Roche, âgé de 25 ans, a indiqué être chez ses parents le 28 mars 2012. « J’ai appris la nouvelle comme tout le monde, je n'ai rien à voir avec cette histoire. D’ailleurs, si j’étais coupable pourquoi on a attendu 4 mois pour procéder à mon arrestation sans mandat pendant mon séjour à Jacmel chez une copine », a déclaré l’accusé, expliquant que Widly Saingoudin était incohérent dans ses déclarations au cours de son audition au cabinet d’instruction.

À cette audience criminelle, faute de témoins, celle-ci a été suspendue pour être reprise la prochaine session, suite à une demande de renvoi à la prochaine session produite par le ministère public, à cause de la non-comparution des témoins cités. Le chef de la poursuite a demandé au président du tribunal criminel de faire appliquer les articles 286 et 287 du Code d'instruction criminelle. Cette suspension a été accordée par le doyen du tribunal criminel afin de permettre au représentant de la société (ministère public) de faire amener les deux témoins cités dans le cadre de ce dossier.



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