La treizième édition du PapJazz dédiée à Frantz Courtois

PUBLIÉ 2019-01-10
La Fondation Haïti Jazz a officiellement lancé la treizième édition du PapJazz ce jeudi 10 janvier 2019. Une conférence de presse a été donnée à l’occasion dans les jardins de l'hôtel Karibe à Juvénat. Milena Sandler et Joël Widmaier ainsi que plusieurs représentants d’ambassades, tous membres du comité d’organisation du PapJazz, se sont attelés à fournir tous les détails sur le déroulement de ce festival annuel devenu aux fils des ans un événement incontournable du milieu culturel haïtien. Il se tiendra du 19 au 26 janvier prochain.


Avec l’Espagne comme pays à l’honneur pour cette treizième édition, le PapJazz aura 17 territoires de représentés : Allemagne, Bénin, Canada, Chili, Congo, Espagne, États-Unis, France, Grande Bretagne, Guadeloupe, Guyane, Haïti, Israël, Mexique, Panama, Suède et Suisse. Plus d’une quinzaine d’artistes haïtiens seront de la partie : Paul Beaubrun, Fatima, BIC, Shoomy, Claude Carré, Alexa Chérilus, Nina, Wiliadel Delervil, Vanessa Jeudi, Salil, le groupe Akoustik, pour ne citer que ceux-là. Cette année, le festival est placé sous le signe de l'écologie. En ce sens, un expert belge donnera une conférence autour des événements éco-responsables. Les organisateurs ont entamé la promotion de sacs de shopping réutilisables au lieu de sacs en plastique et encouragent les participants à « adopter » un arbre pendant une année. Ce dernier point découle d’un partenariat avec la Fondation Séguin qui assurera le suivi de cette adoption.

Le panel de cette conférence était composé du chargé d’Affaires a.i. de l’ambassade du Mexique, Enrique Palos Soto ; Mahalia Chavez Milchaud, qui occupe un poste similaire à l’ambassade du Panama ; du deuxième secrétaire de l’ambassade d’Espagne, Jesus Maria Lavalle Merchan ; de l'attaché culturel de l’Ambassade de France à Port-au-Prince et Directeur de l’Institut français en Haïti, Jean Mathiot ; de la Chef de mission adjoint de l’ambassade d’Allemagne, Stefanie Kestler ; de Stefano Berti, qui est directeur résident suppléant et Premier collaborateur de l’ambassade de Suisse, du chef de Chancellerie à l’Ambassade du Chili, Victor Conejeros ; de la conseillère politique à l’ambassade du Canada, Karine Pleau ; des ministres du Tourisme et de la Culture et de la Communication, Marie Christine Stephenson et Jean Michel Lapin, Rotchild François Jr de la Banque de la République d’Haïti (BRH), ainsi que du président de la Fondation Haïti Jazz et de sa directrice générale, Joel Widmaier et Milena Sandler.

À part celui de l’ambassade de Suisse, les représentants du corps consulaire partenaire du festival se sont principalement évertués à présenter les artistes par lesquels leurs pays respectifs seront représentés. Stefano Berti, lui, a applaudi la longévité de l’initiative du PapJazz et a rappelé que la Suisse en est un partenaire des premières heures : « C’est un événement structurant dans le panorama culturel haïtien. C’est un événement qui apporte des idées nouvelles [...] Pour nous, c’est également un des événements qui contribuent à changer et à améliorer l’image d'Haïti et à attirer toujours plus de monde », s’est-il exprimé.

Quant à la directrice de la Fondation Haïti Jazz qui fut la première à prendre la parole, elle a mis en contexte cette 13e édition du festival de jazz. Nous avons retenu de son discours que cette nouvelle édition du festival est dédiée à Frantz Courtois, pionnier du jazz en Haïti disparu au tout début de janvier. « Il a joué à plusieurs occasions au festival et nous avions prévu de lui remettre une plaque », relate Madame Sandler. Parmi les chiffres qu’elle a énoncé, nous avons retenu : 14 interprétations différentes du jazz, 45 concerts, un budget de 340 000 dollars qui ne prend pas en compte l’accord des ambassades partenaires, 440 nuitées, 13 sites à travers la capitale, 20 groupes venant de l'étranger, 5 restaurants accueillant les after hours, 16 ateliers donnés à Fokal et Centre culturel Brésilien, plus de 550 repas pour le staff, 9 médias étrangers ou encore 3 influenceurs touristiques invités à couvrir le festival.

Le PapJazz veut se décentraliser. À cette fin, deux villes de province accueillent aussi des spectacles du festival, Jacmel et Cap-Haïtien. Dans leur vision écologique, les organisateurs du festival ont réduit de moitié leur production de prospectus et invitent le public à utiliser leur application sur lequel les informations affluent. Également présents à cette conférence, les ministres du Tourisme et des Industries créatives et de la Culture et de la Communication ont, tous les deux, souligné l’importance de la pérennisation de ce festival au pays. Marie Christine Stephenson croit que c’est une démarche à féliciter et à suivre. Jean Michel Lapin estime que l’on pourrait commencer à parler de tradition en nommant le festival.

Du 19 au 26 janvier prochain, le rendez-vous est donc à Port-au-Prince, Jacmel et au Cap-Haïtien pour la 13e édition du PapJazz.



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