Affaire Nice Simon : le dossier d’Yves Léonard est renvoyé au tribunal correctionnel

Publié le 2019-01-04 | lenouvelliste.com

Inculpé de séquestration, de tentative d’assassinat et de voies de faits suivies de coups et blessures au préjudice de sa concubine Nice Simon, Yves Léonard est passible d’une peine correctionnelle. En effet, dans une ordonnance de clôture en date du 28 décembre 2018, le juge d’instruction du tribunal de première instance de Croix-des-Bouquets, en charge de cette affaire, Wando Saint-Villier, a renoncé à deux des chefs d’inculpation pour insuffisance de preuve. Il s’agit de la séquestration et de tentative d’assassinat.

Si la mairesse de la commune de Tabarre a fait état de tentative d’assassinat dans sa plainte, en date du 3 octobre 2018, le juge instructeur estime qu’il n’y a pas lieu de suivre le sieur Yves Léonard pour cette infraction qui se caractérise par la volonté de donner la mort préméditée à une victime, par des actes extérieurs suivis d’un commencement d’exécution, mais suspendue son effet par des circonstances indépendantes de la volonté de celui-ci. Au cours de son intervention, Mme Simon a déclaré que M. Léonard avait cessé de la frapper après avoir dit : « Mwen te di l w ap touye m, mwen di ou se yon moun ki gen lè posede ». Pour ce qui est de la séquestration, les éléments constitutifs de cette infraction en vertu de l’article 289 ne sont pas réunis.

Cependant, au cour de l’enquête, le juge instructeur indique qu’il a suffisamment de charges et d'éléments concordants pour poursuivre Yves Léonard pour voies de fait suivies de coups et de blessures au préjudice de l’édile de Tabarre Nice Simon. Le certificat médical délivré par le Dr Philippe Desmangles a fait mention des lésions au niveau de la tête, du coup, de l’épaule droite, du dos et des membres inférieurs et d’une incapacité de travail pendant six semaines, lit-on dans l’ordonnance de clôture du juge Saint-Villier, indiquant que Gesper Petit-Frère, lors de son audition, a affirmé que : « Mwen te wè vizaj Nice Simon anfle, ponyèt li yo yon jan rèd, mwen te remake lòt mak sou kò l ».

Par ailleurs, au cours de l’enquête, le parquet de Croix-des-Bouquets, qui a interrogé Nice Simon à deux reprises, a relaté ce qui suit : « Dans la soirée du 1er octobre 2018 pendant que la mairesse Nice Simon était chez elle, Yves Léonard, le père de son enfant avec qui elle habite depuis plusieurs années, engagea une vive discussion avec elle. M Léonard froissé dans son orgueil, en dépit du fait que la mairesse n’ait pas voulu rencontrer le commissaire pour résoudre le problème, fit pression sur l’exposante, l’a bastonnée et lui a infligé des coups et blessures sur tout son corps. »



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