Ocnam-Clamé Daméus parti, les avocats du barreau de Port-au-Prince s'apprêtent à reprendre leur toge

Publié le 2018-12-17 | lenouvelliste.com

Après 68 jours de grève, les avocats du barreau de Port-au-Prince semblent avoir finalement eu gain de cause. Le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Ocnam-Clamé Daméus, a donné sa démission, après avoir passé 21 mois à la tête du parquet, près le tribunal de première instance de Port-au-Prince. C’est l’ancien substitut commissaire du gouvernement, Me Paul Eronce Villard, qui a été choisi pour suppléer à Me Ocnam-Clamé Daméus.

Satisfait d'avoir obtenu une victoire dans leur mouvement, le bâtonnier a.i. du conseil de l’ordre des avocats, Me Paul Rachel Cadet, qui salue la démission du chef de la poursuite, a avancé que le conseil se préparait à convoquer les avocats en assemblée générale afin de prendre de nouvelles mesures. La première résolution se résumait « au départ du commissaire du gouvernement Ocnam-Clamé Daméus, à l’arrestation de l’ancien directeur départemental de l’Ouest Berson Soljour et l’arrestation des policiers impliqués dans la bastonnade de deux avocats à Gérald-Bataille. Maintenant, on attend l’installation du nouveau commissaire pour franchir une nouvelle étape ».

L'occasion de lancer aussi une mise en garde contre la répétition de pareils écarts à la tête du parquet. « Il s’agissait d’un problème institutionnel et c’est l’État qui est le garant de la bonne marche des institutions », a indiqué Me Cadet, pensant que la démission d’Ocnam-Clamé Daméus est un signe qui favorisera un dénouement de la crise.

Sans nul doute, les justiciables ont été les principales victimes de la paralysie de l’appareil judiciaire dans la juridiction de Port-au-Prince. 68 jours de péripéties aux tribunaux. Les avocats le reconnaissent et vont tenter de rattraper le temps perdu. Selon l’homme de loi, ils vont travailler tous les jours, sauf les samedis et les dimanches. 72 heures après la démission de Ocnam-Calmé Daméus, des avocats du barreau de Port-au-Prince reprennent timidement leurs activités. Dossiers en main, accompagnés de leurs clients, ils font des va-et-vient dans les couloirs du palais de justice afin de faire avancer leurs dossiers.



Réagir à cet article