Disparition de Vladjimir Legagneur: Jovenel Moïse passe des instructions aux autorités judiciaires et policières

Publié le 2018-04-16 | lenouvelliste.com

Le président de la République sort du long silence dans lequel il s’est muré dans l’affaire de disparition (depuis le 14 mars) du journaliste Vladjimir Legagneur. Alors qu’il revenait d’un voyage au Pérou, Jovenel Moïse a demandé à la justice et à la police judiciaire d’élucider ce dossier au plus vite. « Jusqu’à présent, on ne peut parler que de disparition du journaliste, car nous n’avons pas encore de preuve de son décès. Je demande à la justice, à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) de continuer à travailler 24 sur 24h afin de faire luire la vérité sur sa disparition. » a-t-il fait savoir.

Le chef de l’État a rappelé plus loin que la liberté de la presse est un acquis démocratique. « Au niveau de l’État, on a fait tout ce qu'on peut pour protéger les travailleurs de la presse. Par conséquent, on ne va pas accepter qu’un groupe de bandits nous fassent la loi. La police doit arrêter les bandits afin qu’ils soient traînés devant la justice », a déclaré le chef de l’Etat, ajoutant que son administration entend tout mettre en œuvre pour éviter que le pays ne sombre dans l’anarchie.

Le week-end dernier, le président de la République a brièvement évoqué le dossier de la disparition du photojournaliste, au cours de son allocution au VIIIe sommet des Amériques. Il était revenu sur cette disparition alors qu’il évoquait l’assassinat de deux journalistes équatoriens en Colombie. « Je voudrais aussi, au nom du peuple haïtien et en mon nom personnel, présenter nos sympathies au peuple équatorien et au président Lenim suite à l’assassinat de deux journalistes équatoriens. Le banditisme et les crimes organisés frappent partout et ces fléaux n’ont pas de frontières. Nous sommes en train de vivre des moments difficiles aussi en Haïti avec la disparition d’un journaliste haïtien depuis près d’un mois. La police et la justice haïtienne travaillent jour et nuit pour faire la lumière sur cette disparition », avait-il déclaré au Pérou.

Lapsus linguae ou non, Jovenel Moïse a parlé de la mort du journaliste au cours du point de presse. Une source de la PNH avait déjà avancé cette hypothèse au journal le 5 avril dernier. « Les éléments de l’enquête permettent de croire qu’il a été tué le même jour et que son téléphone a été utilisé 48 heures après par les deux suspects capturés. Les enquêteurs cherchent à déterminer le niveau de responsabilité des suspects », avait confié cette source au journal.



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