Le BPO peut contribuer à la transformation socioéconomique d’Haïti

Publié le 2017-11-23 | lenouvelliste.com

1,2 milliard de dollars est le montant auquel sont évaluées les dépenses du marché mondial du BPO ou externalisation des processus de métier. Et, d’ici 2025, il devrait atteindre la barre de 4 milliards. Tout comme le Guatemala, la République dominicaine , la Jamaïque ou la Guyane qui ont pu augmenter considérablement leur nombre d’emplois à 50 000 , 30 000 et de 10 000 grâce à ce système. Le Business Process Outsourcing (BPO) peut jouer un rôle très important dans la transformation socioéconomique d’Haïti à l’ère des nouvelles technologies de l’information et de la communication, et dans un contexte où les jeunes sont principalement concernés, selon le Centre de facilitation des investissements et ses partenaires, qui entendent intégrer le pays dans ce domaine.

La création de richesses d’un pays passe nécessairement par la création d’emplois. Avec le BPO Haïti peut espérer créer près de 10 000 emplois directs et 40 000 indirects, a affirmé la directrice générale du CFI, Tessa Jacques, lors de la conférence de presse annonçant pour les 29 et 30 novembre en cours à l'hôtel Karibe et au Marriott le premier forum BPO Haïti Smart Talent. La perspective d’emploi est ce à quoi tend le CFI à travers ce système qui désigne la sous-traitance d’une partie de l’activité d’une entreprise vers un prestataire extérieur.

Si la première journée du forum est réservée notamment à la présentation de ce secteur aux 1000 jeunes professionnels d’horizons différents et venus de tous les départements du pays, par contre, pour le deuxième jour, le CFI a invité une douzaine de spécialistes et d’investisseurs potentiels afin de leur présenter les opportunités qu’Haïti offre dans ce domaine. Par ce symposium, Haïti marquera son engagement à vouloir s’approprier le BPO qui est susceptible de lui être salvateur à la pauvreté. Le BPO est devenu une composante très importante des exportations du secteur des services pour de nombreux pays en développement. L’exportation des services est tout aussi importante que celle des biens.

Vantant à la conférence les potentialités qu’offre le BPO aux jeunes en quête d’emploi et aux pays qui veulent emprunter la voie du développement, le représentant de l’Association haïtienne pour le développement des technologies de l’information et de la communication(ATHIC) a fait remarquer que la stratégie de BPO est susceptible de mettre Haïti sur les rails du développement. « Environ quinze pays voisins consacrent des investissements importants dans ce domaine à la République dominicaine, le Guatemala et le Honduras qui disposent déjà de 50 000 emplois dans ce domaine, la Jamaïque àa peu près 30 000, la Guyane et la Dominique de 6 à 8 000 », a indiqué Michael Verch. Selon lui, Haïti détient déjà tous les atouts pour ce marché. Son environnement est propice. Une idée que partage le représentant de la BID, Luis Echebarria.

Avec des talents multilingues, une proximité avec les grands marchés américains et canadiens, un coût de main-d’œuvre à bon marché et notamment le programme Digital Smart Services, Haïti présente effectivement de grands avantages.

Ce premier forum sera également le prétexte pour le lancement de la plateforme « Haïti Digital Services ». Contrairement à « Export Haïti » qui est un catalogue en ligne pour promouvoir et augmenter les exportations d’Haïti, cette plateforme en ligne fournira les informations dont les investisseurs pourront avoir besoin pour leurs décisions d’affaires sur le secteur BPO.



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