Jax : le family band qui promet

PUBLIÉ 2017-08-18
Nés d’un père musicien, Ayayi Jackson, et d’une mère passionnée par l’art et la danse, Sandrine Malary, les membres du groupe Jax ont baigné depuis leur enfance dans un univers dominé par la musique. Une atmosphère qui est bien entendu à la base de leur choix de professionnellement se mettre à la musique.


À l’instar des Jackson Five, les membres du groupe Jax que le grand public a découvert à SumFest et KabicFest sont frères et soeurs. Tout comme eux d’ailleurs, le nom du groupe provient de leur nom de famille. Agés de 17, 15, 14 et 12 et jouant respectivement au piano, à la basse, à la guitare et aux percussions, Saï, Aman, Sudan et Ayo Jackson ont la musique comme passion commune. Un engouement qui les conduit depuis maintenant quatre années à donner libre cours à leur créativité et à se produire sur scène.

L'idée du groupe germa alors que les quatre membres avaient du mal à se décider sur la chanson d’un spectacle de danse qu’ils préparaient alors qu’ils étaient plus jeunes. Exaspérée que ses enfants ne puissent s’entendre sur une chanson pour leur show, Sandrine Malary, leur mère, le seul responsable présent à la maison, car à ce moment-là le père était en tournée, leur intima l’ordre de prendre leurs instruments. À l'époque deux de ses enfants, Saï et Aman, commençaient tout juste à s’appliquer à leurs instruments respectifs, un autre savait chanter et Sandrine elle-même jouait à la batterie. Cette expérience, qui fut une réussite, conduisit à plusieurs spectacles d’enfants. La famille décida qu’elle allait faire de la musique de manière professionnelle, et tout le monde se mit aux instruments. À son retour de tournée, Ayayi décida d’accompagner ses enfants sur cette voie qu’il avait lui-même déjà embrassée. Depuis, les quatre frères et sœurs se sont mis pour de bon à leur passion.

Pour le seul garçon de la bande, Aman, partager leur travail avec le public est une bonne expérience : « C’est une connexion spéciale puisqu’on travaille dur pour produire nos chansons.» Pour l'aînée des quatre musiciens, Saï, c’est l’interaction des énergies avec le public la plus intéressante : « Je ne sais pas vraiment quoi attendre des spectateurs. Certaines fois, la réception est assez froide, je vois un certain choc sur le visage du spectateur mais je ne sais pas si c’est positif ou négatif. Ce n’est qu'après le show, lorsque les gens viennent nous voir, que je sais que nous avons fait un bon travail.»

Alors qu’ils sont en Haïti depuis deux années déjà, Sandrine Malary nous a confié que le groupe n’avait pas forcément de contact dans le milieu musical haïtien. En premier lieu, ce sont dans les prisons qu'il eut à performer. La raison, leur grand-mère maternelle Florence Elie, ancienne protectrice du citoyen, organisait souvent des activités dans l’enceinte des centres de détention et il en assurait l’animation musicale. Ainsi, la première grande apparition publique du groupe en Haïti, qui a eu lieu le 16 juillet 2017 au cours de Kabic Fest a été possible grâce aux démarches de madame Malary. «J’ai vu l’affiche du festival sur les réseaux sociaux, et comme je connaissais celui qui l’a partagée, j’ai demandé à ce que Jax participe au festival» a-t-elle confié. C’est à la suite de cette participation que l'invitation pour SumFest est arrivée.

Jax et Haïti

La famille Jackson a pris la décision de revenir en Haïti, il y a maintenant deux ans. Et paradoxalement, c’est après ce choix motivé notamment par le désir d’Ayayi Jackson de voir ses enfants s'imprégner de la culture haïtienne que Jax a commencé à avoir des contrats à l'étranger.

« Même quand ces jeunes musiciens n’ont pas vécu en Haïti avant ces deux dernières années, ils ont une connexion profonde avec le pays », souligne leur mère. Durant leur enfance en Californie, l’ambiance familiale avait toujours des accents haïtiens. La musique, la peinture et la danse ont toujours fait partie de leur vie. C’est donc avec un grand naturel qu’ils représentent le pays partout où ils passent.

Talents confirmés, jouant chacun d’un instrument, les membres de Jax ne se limitent pas à un seul rythme. Ayo, la plus jeune du groupe, a confié que leur musique ne pouvait pas être mise dans une boîte. Ils jouent d’un peu de tout : du Hip-Hop, du R&B, du Rock ou encore du Rap. Comme groupe, ils travaillent dur pour s'améliorer et capter l’attention. Une stratégie qui commence à payer. Évidemment, Jax travaille sur son premier album. Pas moins de treize chansons sont déjà en production pour ce dernier. Actuellement, ils ont le titre "Wanna be" en libre écoute et téléchargement sur soundCloud. Ensuite, des titres comme «Tonight» et «It’s nothing at all» sont en préparation. Quoique les quatre jeunes musiciens ne parlent pas couramment les deux langues officielles du pays, leur premier opus ne sera pas seulement en anglais, «Anmwey» est le titre d’une composition qu’ils ont interpreté en créole.

En plus de l’album, Jax entend ne pas se limiter aux endroits où ils sont habitués, la Californie et Haïti. L’un de leurs plus grands rêves: jouer au Madison Square Garden et aller là où la musique les emmène.

Parce qu’ils ont toute leur vie suivi l'école à la maison, la journée typique de ces stars en herbe est composée de répétition, d’apprentissage du solfège et évidemment de jam-session au cours desquels émerge leur créativité. Côté management, ce sont les parents qui gèrent. Soulignons également que musicalement c’est le papa, en habitué du monde musical, qui mène la danse.

Ce jeune groupe est définitivement un band à suivre.



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