Par Arthur V. Calixte
L’ordre des choses est réellement renversé dans ce pays, le 18 novembre écoulé, on s’attendait à une journée de manifestations publiques en hommage aux Titans de la ravine à couleuvres, de la Crête à Pierrot, de la Butte Charrier et de Vertières dans une capitale propre et saine.
Hélas ! Pas un pétard, pas un roulement de tambour, pas de rara, pas de manifestations scolaires, policières, l’Université se tait de même que les maîtres d’école, pas un acte civique, voire patriotique en l’honneur des pères fondateurs de la patrie. Où sont donc passés les vrais représentants de la conscience haïtienne ? Les dirigeants ont-ils été tous absents?
Seuls le fatras, les déchets, les décombres depuis le séisme en pleine décomposition jonchant toutes les rues de la capitale, particulièrement la rue du Quai (rue bord de mer) ont répondu à ce rendez-vous historique et salué les Titans de 1804.
Aussi, le relent des odeurs pestilentielles, nauséabondes de ces ordures, ces immondices est si fort qu’il vous prend à la gorge et personne n’ose s’y aventurer –ô mon Dieu, dans ces régions sans être munie d’un cache-nez.
Et pourtant, des milliers de tickets de voyage sont payés ainsi que des «per diem», des émoluments et des frais extraordinaires sont honorés, mais, s’agissant du déchoucage des fatras (pas du déchoucage électoral) en vue de la propreté de Port-au-Prince, la caisse du Trésor public est vide, et ceci jusqu’à ce jourd’hui 18 novembre où les fatras commémorent seuls la dernière bataille des Titans de 1804, nous conduisant à l’indépendance d’Haïti. Quelle honte !
Enfin, à quand le déchoucage définitif des fatras, des ordures, des immondices, des décombres, des détritus pour l’embellissement de Port-au-Prince, pour une capitale propre, saine et attrayante? Les dirigeants agissant ainsi ont une fois de plus, par leur silence, signifié manifestement aux Titans de 1804 que leur temps est révolu.
À l’occasion de la Noël prochaine, cette grande fête de famille à l’échelle universelle marquant la naissance de l’enfant de Bethléem, Port-au-Prince, la capitale, serait-elle toujours dans cet état insalubre pour la commémoration de ce grand événement pour la plus grande gloire de Dieu?
Nous suggérions pour le nettoyage de la capitale, vu que la caisse du Trésor publique est vide : le gouvernement n’a qu’à supprimer –momentanément- les ministères qui ne rapportent rien à l’État et à la population en termes de services :
1) Le ministère du tourisme : dans l’état actuel du pays, on n’a aucune chose agréable à offrir en spectacle aux touristes qui se déplacent pour venir admirer, ciel ! La capitale est plus que sale.
2) Le ministère des Haïtiens vivant à l’étranger, ça, c’est un non-sens, un double emploi, puisqu’à travers le globe, c’est le ministère des Affaires étrangères via les ambassadeurs qui régule tout ce qui se rapporte aux problèmes rencontrés et qui représente les ressortissants.
3) Le ministère de l’Environnement qui n’entend rien à l’écologie et n’a même pas évoqué le reboisement, voire se mettre à l’œuvre.
4) Le ministère à la Condition féminine doit être remplacé par un simple bureau.
5) Le ministère de la Culture s’est fourvoyé dans un labyrinthe complexe.
Les budgets de ces 5 ministères suffiraient probablement pour la propreté et l’embellissement de la capitale qui se transforme sous le regard indifférent des gouvernants- en une poubelle géante, publique.
18 novembre 2016, une journée glorieuse: Seuls les fatras et les décombres ont été à l’honneur en serait-il de même pour la noël
Par Arthur V.