Moreno : Haïti a besoin de tout, sauf d'élus illégitimes

L'aide publique au développement va encore diminuer. Même si elle maintient son engagement vis-à-vis d'Haïti d'avaliser 200 millions de dollars de don par an jusqu'en 2020, la BID, dans un contexte de difficultés économiques pour ses donateurs latino-américains, sera tatillon sur les bords. Elle exigera plus de transparence d’Haïti qui n’a pas besoin d’avoir des élus illégitimes par ces temps de vaches maigres.

Roberson Alphonse
17 déc. 2015 — Lecture : 4 min.
Jeudi 17 décembre. Il pleut à Washington. A la 12e étage de la BID, au 1300 New York Avenue, Luis Alberto Moreno pense au soleil d’Haïti, pays qu’il visite au moins trois fois par an. Pour le Colombien aux lunettes rondes, il n’y a pas de meilleure illustration de son « engagement personnel » et de celle de la banque qui mobilise plus de 100 personnes sur place. Bien vite, c’est la météo politique qui s’invite dans l’entretien exclusif accordé au journal par le président de la BID. Par ces temps de crise post-électorale, de difficultés économ

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