Sténio Vincent : corrompu ou corrupteur ?

Islam Louis Etienne Sténio Vincent est le 30e chef d'État haïtien.

Le Nouvelliste
10 déc. 2015 — Lecture : 13 min.
Islam Louis Etienne Sténio Vincent est le 30e chef d'État haïtien. Il prit naissance à Port-au-Prince. Il fut lauréat de sa promotion à la Faculté de droit de Port-au-Prince et fit un doctorat en droit et en sciences politiques. Brillant avocat, il fut bâtonnier de l'ordre des avocats de Port-au-Prince. Il occupa différentes fonctions tant dans l'administration publique que dans la diplomatie. Journaliste expérimenté, il fonda «Haïti journal» et introduit l'interview dans le journalisme haïtien. Mulâtre de petite taille, il fut un habitué des péristyles. Célibataire impénitent et sans enfant, il se maria peu avant sa mort à la veuve Maurice Étienne. Il mourut aveugle à Port-au-Prince le 3 septembre 1959 et passa 10 ans et 3 mois au pouvoir soit de novembre 1930 à Mai 1941. Son jeune frère Nemours Vincent, rescapé de la terreur de Juillet 1915, bénéficia de sa largesse pour devenir tour à tour député, constituant puis sénateur de la République sans trop grande popularité au prix de manigances sans bornes et de tueries politiques.- Candidat malheureux aux élections présidentielles de 1926, il récidiva et aux élections législatives de 1917, il fut élu président de la République pour 5 ans par l'Assemblée Nationale au 4e tour du scrutin par 30 voix contre 19 pour Seymour Pradel son plus proche compétiteur. Il sera réélu le 2 Juin 1935 au suffrage universel par des acrobaties inimaginables et indignes d'un intellectuel de sa trempe pour un nouveau mandat de 5 ans. Sa cohabitation avec le Parlement était des plus houleuses et des plus tendues, les enjeux étaient de taille et les intérêts divergents. Le président s'est opposé à ce que les parlementaires changèrent la Constitution pour prolonger leur mandat de 3 ans. Les démarches pour haïtianniser le pays étaient trop lentes selon les parlementaires qui voulaient voir partir les marines le plus tôt possible. Les parlementaires de leur côté se sont opposés au droit de l'exécutif de prendre des décrets pendant les vacances parlementaires. Les parlementaires ne devaient pas avoir le droit de blâmer les ministres. Les parlementaires avaient refusé de ratifier le rachat de la BNRH et de faire un contrat de production et d'exportation de la figue-banane avec le Standard Fruit. Le ton monta entre les deux pouvoirs jusqu'au renvoi des parlementaires contestataires comme Jean Price-Mars, Seymour Pradel et Pierre Hudicourt via un référendum en Février 1935.- Bien que membre de la corporation et directeur de média, Vincent n'entretenait pas des relations harmonieuses avec le 4e pouvoir. Il n'a pas hésité un seul instant à laisser pourrir en prison deux parmi les journalistes les plus en vue à l'époque. Le premier, Louis Gaillard, qui fut un partisan zélé de Louis Borno, pour avoir comparé ses confrères Stephen Alexis et Placide David comme deux chiens enragés vendus à Vincent par leur maître. L'autre, Joseph Jolibois Fils, pour avoir été d'une part le candidat populaire et assuré de la victoire à la députation pour la 1re circonscription de Port-au-Prince, poste que convoitait son jeune frère Nemours Vincent qui était un illustre inconnu. Vincent fit arrêter Jolibois en pleine campagne, 60 jours avant les élections et le garda en prison sans raison valable. Il n'a été libéré par le Juge Vilgrain que provisoirement 12 jours après les élections soit le 22 janvier 1932. Par cette inélégance, Jolibois n'a pas pu conserver son siège au Parlement et le président Vincent fit élire en lieu et place de Jolibois, son propre frère, premier député de Port-au-Prince. D'autre part, Jolibois qui était un adversaire implacable du président Vincent avait écrit dans son journal qu'il prenait des aphrodisiaques 5 fois par jour. Il est devenu depuis, un homme à abattre et son calvaire n'a fait que commencer.- Dans le même veine, Jacques Roumain, petit fils de Tancrède Auguste, fondateur du Bureau National d'Ethnologie et du Parti Communiste Haïtien, intellectuel avisé et convainquant qui n'avait ni froid aux yeux ni la langue dans les poches, blancophobe reconnu et consacré alors qu'il était lui-même mulâtre, a montré et manifesté un antiaméricanisme à outrance. Lorsque le général américain Wassor invita les intellectuels haïtiens à une réception. Il répondit : «Monsieur le Haut commissaire, le nègre Jacques Roumain ne daigne pas fréquenter les Blancs». Il percevait le Blanc à travers le prisme des marines, les prêtres français dont l'action était contraire aux intérêts de la nation. Il n'hésita pas à vilipender dans un texte l'ancêtre blanc qui le fit mulâtre et revendiqua haut et fort son appartenance à ses ancêtres africains en disant : « Je ne nierai pas la chaude, la mystérieuse et la triste Afrique. Je porte sur mon front la trace de son noir baiser». Lorsqu'on le dit mulâtre, il le considère comme une offense. Il dit et écrivit partout que la patrie était vendue par une minorité qui s'appuie sur les Américains. Il les appela des opportunistes qui appartiennent à la classe dominante et dirigeante du pays parmi lesquels on retrouve Louis Borno et Sténio Vincent qui avaient vassalisé la fonction présidentielle en ruinant les rares industries nationales et en préparant le terrain à l'envahissement progressif du pays par le capital américain. Il les attaqua régulièrement dans ses diatribes au nom du patriotisme et de la défense des masses. Il considéra l'américain comme : «une poignée de fruits secs de la Virginie ou du Taxas déversés dans notre administration et plus pillards et avides que nos généraux d'autrefois». Comme président, Vincent voulait avoir le monopole du pouvoir. Il avait toujours dans le sang les germes de la tradition présidentielle avec pouvoir absolu en usage dans le pays depuis l’indépendance, renforcée par la création de la gendarmerie d’Haïti et l’occupation américaine. Jolibois était pour lui un adversaire coriaste et robuste dont il devait se débarrasser à tout prix. Il mit sur pied un plan machiavélique et sinistre à double vitesse pour réaliser son forfait à l’occasion des élections du 10 janvier 1932. Avec ces élections, le pays a commencé sa descente aux enfers pour devenir un sac à misères, une boîte à ordures ; un os creux sans moelle ni substance; un tonneau vide qui fait beaucoup de bruit sans rien apporter de nouveau pour améliorer la situation de la masse populaire, un papier de toilette que l’on jette après usage au premier endroit trouvé; un pays de paria et de coquins qui projette à la face du monde ce qui est loin de la réalité; un pays dans lequel tout est fraudes et opacités dans tous les secteurs et à tous les niveaux, où tout ce qui est simple, normal et régulier ailleurs devient problématique, compliqué et irréalisable dans le cœur et dans l’esprit de ses habitants; un pays qui cultive et développe une tradition de mensonge, de malhonnêteté, de fausseté, de destruction, d’anarchie et de coups bas; un pays qui fonctionne dans le noir, sans justice sociale et sans beaux perdants; un pays sans credo, sans créneaux et sans valeurs immuables; un pays rempli de clans où les relations personnelles prennent le pas sur la compétence et l’expérience; un pays sans héritiers; une patrie sans âme et sans défense qui ne représente plus le premier choix pour aucun de ses fils; un pays qui va de dérives en dérives; d’abîme en abîme jusqu'à devenir une boîte de Pandore en plaçant à la tête de l’Etat des gens peu recommandables et sans scrupules. Sténio Vincent est l’un de ceux qui nous a légué cet héritage lourd en laideurs, en passifs chroniques, en vices et en travers. Il est passé maître dans cette pratique consistant à s’endetter avec la volonté de ne pas s’acquitter de ses obligations. Certains de ses créanciers perdirent la vie pour avoir voulu être remboursés. Le cas le plus connu est celui de Louis Callard à qui il devait 30 000 gourdes. Ce dernier fut tout bonnement arrêté et tué sous ses ordres. Ce n’est donc pas nouveau qu’Haïti se fasse escroquer par le banditisme légal. La boucle a été depuis longtemps bouclée. Bien sûr, à l’époque, les dirigeants politiques évoluaient à l’intérieur d’une certaine permissivité et ne montraient pas leurs organes sexuels. Nous pêchons jusqu’aujourd’hui en eau trouble mais nous faisons toujours croire à nos enfants que nous avons la possibilité de transformer des chenilles en papillons. Les élections du 10 Janvier 1932 dans lesquelles Vincent a joué un double rôle tristement célèbre sont considérées dans l’histoire comme une véritable mascarade. Elles ont enterré tous les espoirs pour voir le pays briller de mille feux et sortir de l’ornière du sous-développement. Elles ont été marquées par la répression, les menaces, les arrestations, les trahisons, les tueries, les confiscations des biens; les excès de pouvoir; l’autoritarisme et la haine implacable de la bande à Vincent. Le comportement de nos hommes politiques d’aujourd’hui n’est pas le fruit du hasard et de l’immaturité politique ; mais c’est la résultante d’une tradition anticonformiste avec comme toile de fond la corruption, le vol ; le viol; l’usage de faux et de la violence physique et verbale. La culture du vol commence sur les bancs même de l’école où nous encourageons la tricherie ; la destruction des notions de valeurs et de l’irresponsabilité. Le tricheur à l’école sera le voleur de demain sans fierté ni dignité. Vincent se débarrassa maladroitement de Joseph Jolibois Fils à l’aide des faux fabriqués sous ses ordres. Il le défera devant le juge d’instruction et l’emprisonna pour meurtre contre la personne du député Elius Elie. Joseph Jolibois Fils, député en fonction, était un membre influent du parti nationaliste arrêté pour la 14e fois pendant l’occupation américaine, et qui mourut en prison le 14 Mai 1936. Vincent organisa une fraude électorale généralisée pour écarter du pouvoir tous les députés du parti nationaliste et les remplacer par des inconditionnels zombies qui exécutent directement ses ordres. Parmi les députés qui perdirent leur siège, on peut citer : Edgar Nérée Numa des Cayes, Juvigny Vaugues et Descartes Abel du Cap-Haïtien; Horace Bellevue du Trou-du-Nord; Lys Latortue des Gonaïves. Sur les 36 sièges disponibles, ses partisans en ont gagné 33. La gendarmerie était la principale machine qu’il utilisera pour sauter les verrous et consacrer la transgression de toutes les valeurs et de toutes les lois. Vincent était beaucoup plus une marchepied pour les Américains qu’un président pour les Haïtiens. Il s’accrocha viscéralement au pouvoir et n’accepta pas d’opposition. Jacques Roumain a été plusieurs fois arrêté sous Vincent sans raison valable, pour ses idées, ses prises de position et sa conviction politique qui étaient contraires à celles du président. Il fut contraint finalement à l’exil. Son roman écrit en 1931 intitule «les fantoches» fit de lui un visionnaire parce que déjà il se posa la question :«’Qui m’assure que l’occupation américaine, dans 40 ans, ne se renouvellera pas ?» Les élections du 10 janvier 1932 : une véritable mascarade._ Avant d’être président de la République, Vincent était président du Sénat en 1917 et avait lui-même démarré les travaux en Assemblée nationale constituante pour doter le pays d’une nouvelle Constitution. C’était pour lui un impératif. Joseph Jolibois Fils était président de la Chambre basse. C’était un homme de caractère et de conviction qui ne marchait pas ses mots et qui ne baissait la tête devant quiconque, fut-il président de la République. Il cultivait un amour profond ; un respect sans borne pour la démocratie et il le manifestait dans ses prestations pour obliger le président Vincent à rester dans les limites de ses attributions présidentielles. Le Parlement de 1917 a été renvoyé et remplacé par un Conseil d’État dont les membres furent nommés. Le même Vincent qui, hier, président du Sénat, considérait la révision constitutionnelle comme une nécessité et avait démarré les travaux, devenu président, il s’oppose carrément à cette révision et va utiliser tous les moyens pour empêcher sa réalisation en déclenchant une offensive ordonnée contre ses adversaires. Il utilisa toutes les astuces et toutes les combinaisons machiavéliques y compris les arrestations, les tueries et les trahisons pour réussir son forfait. Pour être élu député des Verettes, Dumarsais Estimé bénéficia des fraudes visibles organisées par le magistrat communal de la zone contre le candidat Rosando Rivera. Vincent va corrompre le député Dumarsais Estimé pour voter contre la révision constitutionnelle malgré la promesse formelle faite à ses collègues, il a affaibli les députés nationalistes. Écoutons le vibrant témoignage du syndicaliste Lydéric Bonaventure: «... La fameuse séance de la révision constitutionnelle de la Chambre de 1930 est un acte de trahison inqualifiable. Dans une réunion intime, Estimé fit la promesse formelle à ses collègues Descartes Albert, Bellerive, Jolibois, Rousseau, etc. de voter avec eux pour la révision immédiate de la Constitution de 1930. Appelé dans la nuit de décembre 1931 par Vincent, Estimé promit à ce dernier de trahir en votant contre la révision immédiate. En effet, Estimé trahit ses honorables collègues ; le lendemain, il vote contre. Stupéfaction ! Surprise ! Colère ! Indignation ! Les poings sont fermés, les dents sont serrées. Le traître debout regarde insolemment l'assistance. Vaugues veut l'abattre mais il est retenu par ses collègues. Sur 17 députés, seul Estimé a trahi, tous sont encore vivants, excepté Jolibois qui est mort en prison. C'est ce qui vaut à Estimé son retour à la Chambre en 1932. C'est ce qui lui vaut aussi sa fortune actuelle.» Cette mascarade électorale est l'action combinée des pouvoirs publics, du gouvernement de Sténio Vincent, de la gendarmerie d'Haïti avec la complicité des militaires américains. Des fraudes systématiques et des manipulations de bas étage ont été relevées et relayées par les journaux de l'époque comme : La falsification des registres électoraux, l'inscription en masse des électeurs imaginaires, des fraudes flagrantes dans le dépouillement du scrutin ont été réalisées tant à la capitale que dans les villes de provinces. La gendarmerie d'Haïti a joué un rôle de premier plan dans ce théâtre électoral de mauvais goût. Ce comportement irresponsable, cette tradition de faussaire a fait boule neige dans notre histoire pour devenir un véritable cancer. Le capitaine Jacques Laroche parlant au lieutenant Franck Laraque l'a confirmé jusque dans les années 1950 après la chute de Magloire en disant : «Vous voyez ce chien dans la rue, l'armée a le pouvoir de le faire président d'Haïti… mais le plus grave, est qu'on trouve des Haïtiens pour se prosterner devant le chien sous prétexte que le pays doit être dirigé.» Sténio Vincent : une tâche noire dans l'histoire d'Haïti L'ex-colonel Astrel Roland, commandant du Département militaire de l'Artibonite sous le gouvernement de Sténio Vincent, a eu à déclarer au journal «Le peuple» : « Les élections législatives et communales du 10 Janvier 1932 dernier furent vraiment sous les yeux de l'occupation qui sévit encore dans le pays, et un peu avec la complicité dissimulée des officiers Nord- américains de la Garde, un coup de force du Gouvernement de Vincent contre le peuple. Un peu partout dans le pays, les électeurs furent maltraités, battus à l'aide de rigoises ou de matraques pendant la période électorale. Des centaines allèrent en prison sous les prétextes les plus fallacieux. À l'arcahaie, une femme nommée Madame Alercie Guériné fut baïonnettée le jour même des élections. À Port-au-Prince, un député en fonction, joseph Jolibois Fils, l'ex-président de la chambre, fut emprisonné despotiquement et gardé au secret plus de 60 jours parce que le gouvernement avait peur de son immense popularité; pour les mêmes raisons, Georges J. Petit, candidat à la magistrature communale, fut arrêté un soir en pleine rue soit disant pour bruits et tapages. Alphonse Kebreau candidat du cartel de Jolibois à la magistrature communale de l’Arcahaie, fut jeté à la prison de la capitale où il mourut le 02 janvier 1932, ainsi qu’un électeur du nom de Bazile Baptiste. La brèche entre l’exécutif et le législatif s’agrandit à un point tel, qu’en janvier 1935 Sténio Vincent posa un acte sans précédent dans les annales parlementaires haïtiennes. Il révoqua 11 sénateurs de l’opposition et en nomma d’autres à son entière dévotion. Il utilisa tous les moyens pour garder son fauteuil même celui d’envoyer à l’asile le chef politique de Jolibois sous prétexte qu’il était devenu fou. Vincent aspirait en 1940 à un 3e mandat. Cependant, il dut renoncer à son projet parce que Washington avait déjà choisi le prochain président de la nation. Élie Lescot, ministre plénipotentiaire d’Haïti à Washington, agent déclaré de Trujillo, totalement inconnu dans le pays, fut pressenti pour être président d’Haïti après seulement un mois à peine de campagne électorale. Nous vivons dans un pays où les démagogues lettrés sont plus dangereux que les audacieux ignorants. Sténio Vincent appartient à la première catégorie et pourtant il se vante d’être un nationaliste avéré pour avoir dit «merde» dans un moment d’égarement au major américain Smedley Butler venu pour fermer les portes du Sénat de la République en 1917 et pour avoir été membre de la délégation qui présenta la mémoire de l’Union patriotique au congrès américain à Washington en 1921. Il a fait école et à des adeptes très zélés à travers des générations dans la réalisation des élections truquées. Il fut élu président de la République le 18 novembre 1930 en pleine occupation grâce au renvoi des élections du 17 novembre 1930 et à la combine de l’achat des votes des députés au cours de la nuit avec l’argent fourni par les hommes d’affaires Édouard Estève, Guisseppe Fietta et le nonce apostolique. Vincent est un nationaliste déguisé, un collabo servile et un défenseur zélé de la cause et d’industries américaines en Haïti. Il s’est révélé un réactionnaire coriaste qui a fait de la servitude une politique permanente sans nuance et sans fin. Intellectuel de belle eau, orateur volubile et directeur d’opinion sans conviction il a orchestré, alimenté et entretenu une propagande malsaine et destructive contre Antênor Firmin en 1902 parce qu’il soutenait et supportait Nord Alexis. Il véhicula avec insistance la rumeur que Firmin avait donné l’ordre à l’amiral Killick de bombarder la capitale avec la Crête-à-Pierrot. Le novateur d’hier est devenu le conservateur archaïque au pouvoir qui a tenté de légitimer l’acceptation de la bêtise, de la magouille caractérisée, de la combine à outrance pour détenir un pouvoir absolu sans mesure ni limite. Il a marqué négativement l’histoire de ce pays pendant 11 ans de 1930 à 1941 par les actions suivantes : 1) les élections frauduleuses de 1930 et de 1932; 2) la dissolution de l’Union patriotique ; 3) l’élimination de Joseph Jolibois Fils; 4) la vente de braseros haïtiens à Cuba et a la République dominicaine; 5) l’accord du 7 août 1933 ; 6) les arrestations arbitraires; 7) la Constitution fasciste de 1935; 8) l’Elimination des pouvoirs législatif et judiciaire ; 9) la révocation de 11 sénateurs en fonction en 1935 ; 10) l’affirmation du courant fasciste avec Malebranche Foucand, René Piquion et consorts; 11) le massacre des Haïtiens par Trujillo en 1937 avec sa complicité ; 12) lL’assassinat de Louis Gallard;. Islam Louis Etienne décembre 2015