Morne Lazarre, quatre ans après

Morne Lazarre est l’un de ces quartiers sévèrement touchés par le tremblement de terre qui se relève timidement. Dans ce bidonville où des constructions anarchiques poussent comme des champignons, le gouvernement, de concert avec l’Unops, a investi des centaines de milliers de dollars. A certains endroits, les améliorations sont visibles mais n’arrivent pas à masquer les séquelles du cataclysme.

Valéry Daudier
07 janv. 2014 — Lecture : 3 min.
Marie-Rose Dorcy vit à Morne Lazarre depuis juillet 1976. Sa maison de quatre pièces étant détruite lors du tremblement de terre du 12 janvier 2010, elle s’est réfugiée sur la place Saint-Pierre à Pétion-ville et y a passé environ deux ans. « Je pensais que j’allais juste passer quelques jours sur la place, ça a duré une éternité, lance la septuagénaire. A cause de mes petits-fils, je n’ai pas pu aller chez des proches qui voulaient que je vienne chez eux. J’ai décidé de souffrir avec eux sur la place publique. » Après des moments difficiles v

Si vous avez déjà créé un compte, connectez-vous pour lire la suite de cet article. Pas encore de compte ? Inscrivez-vous