Un Djo Cannel n’est pas un concept fictif ni creux (1 de 2 )

Société - Islam Louis Étienne   Pour vivre, on a besoin des autres. Pour bien vivre, en plus des autres, on dépend de nombreuses choses telles que la nourriture, l’eau, l’air, la connaissance et les services. Par ailleurs, on est reconnaissant d’avoir des amis ou en quelque sorte une famille sur qui on peut compter.    Être serviteur n’est pas seulement un état de fait (une identité), une manière de vivre (on ne naît pas serviteur on le devient), c’est un processus qui va durer (en ce qui nous concerne) la vie entière. Celui qui devient serviteur accepte (avec son changement d’identité) de...

Idson Saint-Fleur retrace l’histoire de la Gonâve

Société - La formation historique est essentielle à la construction et à la préservation de notre identité. Le déficit de connaissance historique peut avoir l’effet pervers de nous rendre traîtres de nos ancêtres voire de nous-mêmes. Il nous est déjà donné d’observer avec beaucoup d’indignation, de pitié et de douleur comment l’ignorance de beaucoup de nos sœurs et frères de nuances épidermiques de leur histoire réussit à faire d’eux complices de leur propre domination servile et artisans de la perpétuation de celle-ci à travers des générations successives. L’ignorance de notre histoire nous porte souvent à cracher dessus, à rejeter nos valeurs fondamentales...

La mutilation de la liberté de la presse

Société - A qui la liberté de la presse ne profite pas ? On a tous ce petit côté curieux qui nous pousse à toujours être à la quête d’information. Ou ce petit côté propagandiste qui se sent mieux choyé quand cela est fait dans les médias. Il est indéniable que cette prérogative – liberté - qui permet à la presse de satisfaire la curiosité ou d’informer les populations sans se sentir menacée profite à tous. Elle est consacrée dans la Déclaration universelle des droits de l’homme (art.19), le Pacte international des droits civils et politiques (art. 19) et la Convention interaméricaine des...

Quelle modernisation possible pour Haïti ?

Société - Par Florenal Joseph, M.A., PhD Peu de jours après le tremblement de terre du 12 janvier 2010 qui a coûté la vie a plus de 200 000 compatriotes haïtiens, l’ancien président américain William Jefferson Clinton s’est rendu en Haïti. Sous la direction du Département d’état américain, ayant à sa tête à l’époque Mme Hillary Rodham Clinton, femme de Bill Clinton, la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH), co-présidée par Jean Max Bellerive, ancien premier ministre d’Haïti d’alors, et Bill Clinton, fut créée. Alors, je fais ce rappel historique en vue de situer mon intervention d’aujourd’hui à partir d’une déclaration qui...

SOS pour le Parc Macaya

Société - La Journée mondiale de la Terre a été commémorée à travers le monde le jeudi 22 avril dernier. Une journée pour penser à la terre, réfléchir sur nos rapports avec cet espace où nous vivons, se révèle une très bonne initiative. Chaque humain ou encore chaque Terrien devrait s’évertuer à rendre une telle journée mémorable, à l’instar des autres journées de commémoration qui rapportent gros sur le plan économique. En Haïti, cette commémoration devait être encore plus marquée vu notre rapport problématique avec cet espace physique où nous vivons. Nous avons un besoin urgent de réfléchir, de débattre et de redéfinir...

Avis : Corail S.A

Société - Il est porté à la connaissance du public en général et, en particulier, des Arpenteurs, des Notaires, d’éventuels acquéreurs de propriété d’autrui, des autorités judiciaires, des autorités policières,  que la société Corail S.A. est propriétaire exclusive et incommutable, tant par titres authentiques, par prescription que par décisions de justice ayant acquis autorité de la chose souverainement et définitivement jugée, d’une propriété sise à l’habitation « Corail Moquet », dépendant de la Section rurale Saint-Martin, Commune de Tabarre, ci-devant Commune de Delmas, pour l’avoir acquise des héritiers Martin, Armand et Gauthier, depuis le trente (30) novembre 1995, par acte au rapport...

C’est le premier pas qui compte : H. colas ! (2 de 2)

Société - Islam Louis Etienne   L’objectif de cette petite école était de nous « dégaucher »  pour les Frères de l’Instruction Chrétienne (FIC) que l’on considérait comme la grande école. On était réellement perdus dans ce grand univers avec une grande cour de recréation, des classes dans un immeuble à étage  et des escaliers sur les deux rives  et on avait peur.    C’était aussi l’une des rares fois que l’on voyait de très prés un frère avec soutane. On savait voir les prêtres notamment Monseigneur Jean, Monseigneur Jamier avec sa longue barbe  et le père Coignard qui savaient venir à l’école pour faire la...

C’est le premier pas qui compte : H. colas ! (1 de 2)

Société - Islam Louis Etienne   Un jour, on a fait le premier pas vers l’école, c’était à l’évêché du Cap-Haïtien. L’école se trouvait juste en face. La ville du Cap-Haïtien n’avait pas encore d’écoles de petite enfance. Cette école presbytérale était l’une des meilleures références à l’époque en la matière. Sa renommée n’était plus à faire.   Personne ne connaissait personne avant ce premier lundi décisif d’octobre de l’année 1958. On avait pleuré ce jour-là de se voir séparer de ses parents. Certains d’entre nous  étaient inconsolables. On a passé toute la première journée à pleurer et à être consolés.   On devait passer un an dans cette  petite école pour maîtriser...

Cap-Haïtien 350 ans après : le dernier Tango(4 de 4 )

Société - Les retombées directes  de la  commémoration Cette célébration devait être un véritable  festival national, une  occasion unique de réaliser  de différentes compétitions sportives et de manifestations historiques et culturelles. Elle devait remplir deux objectifs fondamentaux : être, pour les visiteurs comme pour les habitants de la ville, une précieuse leçon d’histoire, mais aussi, permettre de « réintégrer la ville du Cap-Haïtien, comme le grand centre touristique en Haïti  ». Pour concilier ces deux objectifs de nature très différente, on s’attendait à une  exploitation intelligente de notre passé historique. On voit comment, à la base, les considérations idéologiques ou mémorielles auraient dû coexister...

La sécurité, un incontournable déterminant de la santé

Société - La paix est un bien public. On a intérêt à le cultiver parce qu’il compose avec le goût du calme, la capacité à vivre d'entente avec l'autre et parce qu’il est aussi facteur de développement et de prospérité. Toute paix s’épanouit dans un climat de sécurité. Physiquement, cette sécurité se présente comme un abri, une situation qui nous met en confiance, loin du risque et du danger. Ce droit à la sécurité, la première des libertés, en tant que valeur, est foulé aux pieds. À présent, il n’est pas garanti par les forces de l’ordre. L’État, qui a le monopole de la violence,...

Cap-Haïtien 350 ans après : le dernier Tango (3 de 4 )

Société - La transmission des normes, des valeurs et des traditions Dans ce contexte, on constatera que les festivités envisagées seront l’occasion de véhiculer des valeurs et des messages émanant principalement de groupes et d’individus liés aux composantes plus rénovatrices de leurs sociétés respectives. Il s’agit autant pour ces acteurs de créer des ouvertures pour imposer  les changements liés à la modernité que connaissent les sociétés  en pleine évolution, que de trouver les moyens de s’y adapter.  Malgré ces efforts, il  serait  important de consolider les acquis  pour que  les bases sociales et les valeurs sur lesquelles elles s’appuient ne  s’effritent pas...

Cap-Haïtien 350 ans après : le dernier Tango (2 de 4 )

Société - La circulation monétaire garantit la motivation.  La ville du Cap, avec des capitaux propres, a nourri et entretenu dans son sang et dans sa chair les deux principaux projecteurs musicaux mondiaux dont le leader, l’Orchestre Septentrional, célébrait ses 72 ans et le benjamin, l’Orchestre Tropicana , ses 57 ans d’existence et de performance.  Dans le cadre des activités devant commémorer les 350 ans de la ville nourricière, le concert donné par ces deux gros engins auraient dû se faire dans leur fief au Cap-haïtien pour mettre en valeur non seulement les espaces de réalisation (car c’est certain qu’ils n’auraient pas évolué...

Le droit international de la coopération à l’épreuve des pandémies : quelles adaptations et quelles réponses pour les organisations internationales ?

Société - Tel a été le sujet du mémoire de master II de Louino Volcy en Droit international public, mention Administration internationale, à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne (France) réalisé sous la direction de Madame le professeur Julie Ferrero et soutenu par visioconférence le 16 décembre 2020 au terme de la particulière année académique 2019-2020. Réalisé en sus de son rapport de stage, celui-ci s’étant déroulé au service juridique du greffe du Tribunal international du droit de la mer à Hambourg (Allemagne) du 1er juillet 2020 au 25 septembre 2020, ce travail a été accepté par un jury composé des professeurs Yann Kerbrat...

Haïti, l'art presque perdu de remplir le vide

Société - De  l'avis de certains cinéphiles, ce qui se passe en Haïti ressemble à une scène dans un film avec prise d'otages. La police débarque avec son fameux discours: « Police ! Vous êtes cernés, rendez-vous sans résistance, sinon on va vous descendre. » Les otages initialement paniqués sont un peu soulagés et espèrent, leurs familles imaginent le pire, les journalistes sont présents et retransmettent en direct. Les tireurs d'élite sont bien positionnés, ont le ravisseur en vue et  attendent le signal qui tarde à venir.  Le gros policier avec le magnétophone réitère sa mise en garde : « Pour une...

Cap Haïtien 350 ans après : le dernier Tango (1de 4)

Société - Islam Louis Etienne Dans le contexte d’une historiographie mettant l’accent sur le temps passé, la fondation de la ville du Cap-Haïtien, qui a connu des noms différents à travers le temps, s’impose presque naturellement dans le récit historique du développement d’Haïti comme une ville musée.  Ses nombreux monuments historiques témoignent aujourd’hui de sa splendeur. Beaucoup d’évènements historiques se sont déroulés au Cap-Haïtien. La ville a beaucoup perdu de sa beauté  et de son rayonnement et de   sa splendeur à cause de la pauvreté, de l’insalubrité, de  l’insécurité, de  la surpopulation, de l’irresponsabilité et de la faiblesse des autorités  étatiques. Comme toutes...