7 juillet-7 décembre 2021

Enquête sur l'assassinat de Jovenel Moïse : Rockfeller Vincent, Claude Joseph et Léon Charles convoqués

7 juillet-7 décembre 2021 déjà cinq mois depuis l'assassinat du président Jovenel Moïse chez lui à Pèlerin. Le juge Garry Orélien, qui instruit l'affaire, a déjà auditionné une trentaine de personnes dans le cadre de cette affaire. Le magistrat instructeur a convoqué pour la semaine prochaine des anciens hauts fonctionnaires de l'État et proches du feu chef de l'État.

Publié le 2021-12-06 | lenouvelliste.com

Rockfeller Vincent, ministre de la Justice et de la Sécurité publique au moment de l'assassinat du président ; Claude Joseph, ministre des Affaires étrangères, Premier ministre par intérim et chef du Conseil supérieur de la Police nationale lors de l'assassinat de Jovenel Moïse, et Léon Charles, directeur général de la Police nationale d'Haïti, nommé par Jovenel Moïse, sont tous les trois convoqués la semaine prochaine par le juge chargé d'enquêter sur l'assassinat du chef de l'État, Gary Orélien.

« Le lundi 13 décembre, Rockfeller Vincent, ancien ministre de la Justice et de la Sécurité publique a été convoqué au cabinet du juge Garry Orélien. Claude Joseph, ancien ministre des Affaires étrangères et Premier ministre par intérim, est attendu par le juge le 14 décembre et le 15 décembre ; Léon Charles, ancien directeur général de la Police nationale d'Haïti, a été convoqué au cabinet du magistrat instructeur », a confié au Nouvelliste une source digne de foi, proche du cabinet d’instruction.

Selon notre source, le juge Orélien a déjà auditionné plus d’une trentaine de personnes dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat du président Jovenel Moïse. « Sur les 44 personnes déjà emprisonnées dans le cadre de cette affaire, le magistrat a auditionné 29 d’entre elles. Il a aussi auditionné 18 autres personnes qui ne sont pas incarcérées », a révélé notre contact.

Claude Joseph, ancien ministre des Affaires étrangères et Premier ministre par intérim de Jovenel Moïse, a confirmé au Nouvelliste avoir reçu l’invitation du juge Orélien. « Je vais répondre à l’invitation du juge », a-t-il répondu sans sourciller.  « Le président Jovenel Moïse est mort pendant que j’étais Premier ministre en fonction. Je m’attendais à cette invitation parce que, dans toute enquête normale, je devais être invité », a-t-il soutenu.

L’ancien président du Conseil supérieur de la police nationale encourage tous les membres du CSPN d’alors invités par le juge Garry Orélien dans le cadre de l’assassinat de Jovenel Moïse à répondre à son invitation. « Si vous n’avez rien à voir avec la mort du président, vous devez répondre à l’invitation du juge », a-t-il appelé.

L’ancien directeur général de la Police nationale d'Haïti, Léon Charles, contacté par Le Nouvelliste,a confié aussi avoir bien reçu une invitation du juge Garry Orélien. « Une correspondance a été envoyée au ministère des Affaires étrangères. Je suis aux ordres de la justice de mon pays », a-t-il fait savoir au journal.

Convoqué pour le 15 décembre par le magistrat instructeur, Léon Charles, qui est maintenant ambassadeur d’Haïti à l’OEA, attend une autorisation du ministère des Affaires étrangères. « Pour le président Jovenel Moïse, quelle que soit la situation, je répondrai aux questions du juge. Je n’ai pas le choix », a-t-il soutenu.

Interrogé par Le Nouvelliste pour savoir s’il n’a aucun souci pour répondre aux questions du juge puisque Jovenel Moïse a été assassiné alors qu’il était directeur général de l’institution policière, Léon Charles a répondu en ces termes : « Je n’ai aucun souci. Le juge me posera des questions et je répondrai. Je n’ai aucun souci pour répondre aux questions du juge dans le cadre d’une enquête », a-t-il affirmé.

Le Nouvelliste n’a pas pu entrer en contact avec l’ancien ministre de la Justice et de la Sécurité publique Rockfeller Vincent.

« Cinq mois après l’assassinat du chef de l’État, le juge Orélien avance sérieusement dans son enquête… », a assuré notre source proche du cabinet d’instruction.   

Le lundi 6 décembre, le magistrat Orélien a auditionné Willet Cangé et l’un des Colombiens appréhendés à Pétion-Ville après l’assassinat du président, a souligné notre source.

« Dans la nuit du mardi au mercredi, un commando a fait irruption dans la résidence privée du président de la République. Les membres du commando ont ouvert le feu et tué le président de la République. Son épouse a été blessée », selon ce qu’avait dit le Premier ministre a.i. d’alors Claude Joseph.

Le coordonnateur de l'Unité sécurité générale du Palais national d’alors, Dimitri Hérard, responsable de l'Unité de sécurité générale du Palais national (USGPN) et les agents de police qui assuraient la sécurité du président sont tous en prison actuellement.



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