Tennis - infrastructures

Le tennis haïtien essaie de se refaire une santé

Le tennis haïtien se porte bien sur le plan infrastructurel. En témoignent les multiples terrains qui ont été construits et/ou réouverts par la Fédération haïtienne de tennis (FHT) ou par le secteur privé des affaires aux Cayes, à Jacmel et surtout au Cap-Haïtien. Dans la deuxième ville du pays, on dénombre pas moins de quatre courts. Petite visite guidée avec les commentaires de Kud Bien-Aimé et Franck Alain Bauduy, deux responsables influents de la FHT !

Publié le 2021-12-03 | lenouvelliste.com

À Port-au-Prince, si l'on excepte le Tecina Tennis Club à Clercine, Pétion-Ville Tennis Club ou Cercle Bellevue à Bourdon, les autres terrains sont en voie de disparition à l'image de Port-au-Prince Tennis Club. Conséquence immédiate, on n'organise quasiment aucun tournoi au profit des jeunes athlètes bien qu'ils aient le talent pour briller au plus haut niveau de la région, situation chaotique, liée aux événements sociopolitiques, qui sévit dans la capitale haïtienne, oblige.

Le club Henfrasa, qui a accueilli le week-end écoulé l'Open Mr Derek 2e édition, a été rénové et ouvert à organiser d'autres compétitions de tennis dans toutes les catégories. « Ce club ne disparaîtra pas, nous allons tout faire pour qu'il puisse rester disponible aux pratiquants du tennis », s'est réjoui le président de la Fédération haïtienne de tennis, Franck Alain Bauduy. 

Dans la ville du Cap-Haïtien, la Fédération haïtienne de tennis a pu construire deux terrains. Les travaux de construction de ces deux terrains de tennis par les responsables de la Fédération Haïtienne de Tennis touchent presque à leur fin. Les autorités de cette entité sportive dans la deuxième ville du pays, aidées financièrement par la communauté capoise, a procédé à la clôture de ces deux terrains, dont les travaux de construction ont été lancés en 2017 par la FHT, sous le haut patronage de la FIT (Fédération internationale de tennis). 

Si l’on se fie aux propos de Kud Bien-Aimé, membre du comité exécutif de la FHT, pour clôturer ces deux terrains, la communauté capoise y est pour beaucoup. Il s’agit, selon ses dires, de protéger ces infrastructures sportives, construites suivant les normes internationales.

L’un de ces terrains est en ciment (surface rapide) et l’autre en terre battue. Les adeptes du tennis de la deuxième ville du pays, qui avaient déjà deux endroits (Le Mont Joli tennis club & Atec et chez les Frères de l’instruction chrétienne) pour pratiquer cette discipline, ne font que se frotter les mains puisqu’ils auront deux autres terrains pour continuer à pratiquer le tennis.

Pour finaliser les travaux de construction de ces deux terrains, les responsables se proposent de construire un vestiaire, un gradin d’une moyenne capacité, une boutique, un espace vert et une salle de sport.

« On ne va pas prendre trop de temps pour finaliser ces deux terrains », a fait savoir le président de la FHT, Franck Alain Beauduy.

 C'est une très bonne nouvelle pour les pratiquants du tennis, car Haïti, longtemps absent sur le plan international, en misant sur les jeunes, pense pouvoir faire son come-back en Coupe Davis dans les années qui viennent. 



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