Séisme/Rentrée des classes/Reconstruction

Collège Saint-Jean, école d’excellence, appelle au secours

Le ballet des équipements lourds des Forces armées d'Haïti (FAD’H) et du ministère des Travaux publics Transports et Communications (MTPTC) se fait sous un soleil de plomb dans la cour du collège Saint-Jean, aux Cayes, vendredi 3 septembre 2021. Le déblayage de toute une aile de cette école de référence est effectué sous les yeux du directeur du collège, ancien élève de Saint-Jean lui-même, le père Jean-François Printemps.

Publié le 2021-09-03 | lenouvelliste.com

Casque de chantier sur la tête, ce religieux de la congrégation des oblats de Marie Immaculée se creuse la tête. Il pense aux défis liés à la rentrée pour les 1 100 élèves du kindergarten à la terminale (philo) de cet établissement vieux de 51 ans, élément de l’identité de plusieurs générations de Cayens et de Cayennes.

C’est d’abord sur eux que compte le père Jean François Printemps pour construire des hangars 20 au total, en vue d'accueillir les enfants, a-t-il espéré. « Nous n’avons pas encore les moyens de construire les hangars. Nous sommes ouverts à recevoir de l'aide », a poursuivi le père Printemps, soulignant « qu’il attend l’expression de solidarité des anciens de l’école qui a donné presque 100 % de réussite aux examens officiels et des lauréats au niveau national ». « Personnellement, je compte sur la solidarité et la générosité des anciens élèves du collège. L'aide externe est la bienvenue », a déclaré le père Printemps, convaincu que les efforts de relèvement et de reconstruction doivent venir des anciens, des anciennes, des Haïtiens et Haïtiennes d’abord.

Si le bâtiment de la section primaire est intact ainsi que six salles de classe de l’aile sud du complexe qui sont utilisables, les 20 hangars servant d’abri provisoire sont indispensables à la rentrée. « La réouverture du Collège Saint-Jean dépend de la disponibilité des hangars », a précisé le père Printemps, assurant pouvoir mobiliser le personnel, jour et nuit, pour construire ces facilités. « Si j’ai les hangars, je travaillerai jour et nuit dans la construction afin de permettre aux enfants de retourner à l’école », a-t-il annoncé, soulignant que les parents des écoliers sont des cultivateurs et commerçants.

Même si le père Printemps n’a pas encore retenu de date pour la rentrée, il projette déjà de fournir un accompagnement « psychosocial » aux élèves traumatisés par le séisme et ses dévastations. Entre-temps, le père Printemps travaille avec un ingénieur sur les abris provisoires et sur le plan de reconstruction du collège  Saint-Jean. « Je crois que le CSJ sera reconstruit dans les 4 à 5 ans grâce à la solidarité des anciens et d’autres contributeurs », a indiqué le directeur du collège. « Je suis confiant », a-t-il souligné, résolument tourné vers l’avenir, convaincu que les temps difficiles seront traversés par la famille Saint-Jean. « Nous pouvons donner l’exemple avec Saint-Jean et pour tout le pays », a insisté le père Printemps.

Roberson Alphonse



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