Jacky Duvil, prix du jury du concours « Ma recherche climatique en 180 secondes »

Publié le 2021-08-11 | lenouvelliste.com

Jacky Duvil, Prix du jury du concours « Ma recherche climatique en 180 secondes »

Jacky Duvil a été sacré lauréat du Prix du jury du concours « Ma recherche climatique en 180 secondes » organisé par le Réseau international étudiant pour le climat-UniC de l’Université Laval au Canada. Les résultats ont été publiés lors du Sommet international étudiant pour le climat, le 8 juillet dernier.

Si on tient compte du parcours de Jacky Duvil, actuel étudiant en Master 2 Adaptation au changement climatique (ACC), à l’Université Paris-Saclay en France, on ne serait guère étonné de cette nouvelle victoire. Habitué des compétitions, Jacky Duvil est aussi un passionné du changement climatique. D’ailleurs, pour son mémoire de sortie en vue de l’obtention de sa licence en décembre 2019, il avait choisi de travailler sur le sujet : « Stratégies d’adaptation paysannes face au changement climatique dans la commune de Hinche : Cas de Juanaria première section communale ».

Ce jeune Hinchois a effectué ses études primaires à l’École Fokal Tipa-tipa de Terre Cassée et a bouclé son cycle classique au Centre technique secondaire de Hinche (CTSH), en 2013. L’année d’après, il s’est dirigé vers l’Université Épiscopale d’Haïti (UNEPH) où il a décroché une licence en sciences agronomiques, avec une spécialisation en ressources naturelles et environnement. Ce choix lui vient d’un constat : « Le sorgho a été dévasté par le puceron jaune dans ma localité. Je me suis dit qu’il était important d’étudier l’agronomie pour comprendre ce qui s’est passé et, peut-être, apporter des solutions », confie Jacky Duvil.

« Devenir un grand spécialiste en Adaptation au changement climatique et défendre les États insulaires aux futures négociations sur le climat, contribuer à la formation de la communauté estudiantine haïtienne », tels sont les rêves que nourrit Jacky Duvil, parti en France pour son cursus de Master, en septembre 2020, grâce à une bourse d’Excellence du Gouvernement français et de ses partenaires (Banque de la République d’Haïti (BRH), Fondation Sogebank, groupe d’amitié Haïti-France). Du haut de ses 26 ans, Jacky Duvil s’est déjà distingué dans de nombreuses compétitions. En avril 2020, il est sorti gagnant de la première édition du concours Réseau Solidaire d’Accompagnement à la Création d’Entreprises (RéSACE), en Haïti, organisé par l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF) et la Banque de la République d’Haïti (BRH), en partenariat avec la FOKAL et la Fondation Sogebank.

En dépit de ses activités académiques, Jacky Duvil demeure très engagé. Il est notamment membre de l’Association de la fondation étudiante pour la ville (AFEV), Paris-France, vice-président de « Agri-Antillaise », une entreprise de production et de transformation des produits agricoles, et secrétaire de l’Association des paysans de Juanaria (APJUA).

Notons que le concours « Ma recherche climatique en 180 secondes » organisé dans le cadre de la première édition du Sommet international étudiant pour le climat (UniC 2021) de l’Université Laval au Canada, permet aux étudiant(e)s à la maîtrise, au doctorat et au post-doctorat de présenter leur recherche climatique en termes simples à un auditoire diversifié en 180 secondes. Seize étudiants de différentes nationalités (Treize étudiants de niveau maîtrise et trois doctorants), avaient été retenus pour la grande finale du 05 juillet 2021. Jacky Duvil s’est ainsi vu octroyer le Prix du jury suite à la présentation de son travail de recherche intitulé « Perception et stratégies d’adaptation des agriculteurs face au changement climatique dans la région caribéenne, avec une spécificité sur l’île Hispaniola (Haïti et République Dominicaine) ». « J’ai saisi cette opportunité afin de montrer au monde scientifique l’importance de la prise en compte de la perception et de la combinaison des savoirs scientifiques et des savoirs autochtones (communément appelés savoirs traditionnels, locaux ou communautaires) dans le contexte d’adaptation des États insulaires », explique-t-il fièrement.



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