« Que les pays amis ne se comportent pas comme des témoins passifs dans ce que nous vivons »

Publié le 2021-04-16 | lenouvelliste.com

Le président de la Conférence épiscopale, monseigneur Launey Saturné, a évoqué la nécessité pour les pays amis d’Haïti de ne pas se comporter comme des spectateurs passifs du drame du peuple haïtien, lors d’une messe à l’église Saint-Pierre de Pétion-Ville, jeudi 15 avril 2021.

« Que les pays amis ne se comportent pas comme des témoins passifs dans ce que nous vivons aujourd’hui. Au nom de la fraternité universelle et de la solidarité internationale, il n’est pas bon de laisser un pays aller à sa perte », a appelé l’homme d’Église, à un moment où des entités de la communauté internationale appuient le projet d’un référendum inconstitutionnel et ont laissé plus qu’une impression de donner un blanc- seing à l’administration Moïse, incapable de contenir l’expansion des gangs, d’empêcher les kidnappings et la multiplication des massacres dans des quartiers populeux de Port-au-Prince.

 « Il faut que tous les Haïtiens assument leurs responsabilités pour changer cette situation parce que c’en est trop et que nous n’en pouvons plus. Nous avons besoin de vivre. Nous devons vivre », s'est écrié monseigneur Launey Saturné.

Monseigneur Saturné a en outre évoqué la « fraîcheur » du message du pape Jean-Paul II qui, le 9 mars 1983, lors d’une visite en Haïti, en pleine dictature des Duvalier, avait lancé : « Il faut que quelque chose change ici". ‘’Fòk sitiyasyon sa chanje’’ ! Nou pa kapab ankò, nou bouke ! », a lancé le prélat alors que sept religieux enlevés dimanche dernier sont toujours séquestrés par leurs ravisseurs, le gang 400 Mawozo, à la Croix-des-Bouquets.

Pour le moment, beaucoup d’acteurs de cette communauté internationale mettent le cap sur les élections tout en exprimant leurs préoccupations face à la détérioration du climat de sécurité en Haïti.



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