Adieu Joe Trouillot !

Publié le 2015-11-03 | Le Nouvelliste

LLa triste nouvelle qu’on n’avait jamais voulu entendre est finalement tombée le jeudi 29 octobre dernier: Joe Trouillot, de son vrai nom Joseph François André, l’un des plus grands chanteurs de variété que notre pays ait jamais, connus n’est plus ! Son fils Frantz André m’a confirmé le lendemain de cette annonce que son père s’était éteint effectivement à l’Hôpital Royal Victoria de Montréal des suites de multiples complications dues à un accident cardio-vasculaire (ACV) survenu en février 2013. Notre gloire musicale avait 93 ans. C’est à la rue Traversière, au Bel-Air immortel, à Port-au-Prince, que Joe Trouillot a vu le jour le 22 mars 1922. Il était le fils de François André, un humble et honnête médecin de campagne et d’Éléondie Renaud André, une habile couturière. À l’âge de huit ans, il reçoit le plus gros choc émotionnel de sa vie : sa mère meurt prématurément dans les douleurs d’un accouchement. Le petit Joe, son frère Frank André et sa sœur Lucie Trouillot sont alors confiés à leur tante Elvire Renaud Michaud, épouse du commerçant Lélio Michaud. Peu de temps après, ce couple emménage à la rue Monseigneur Guilloux. C’est vers cette époque que les camarades de classe de Joe l’appelleront « Ti Trouillot » du fait que sa sœur Lucie Trouillot l’accompagnait chaque jour à l’école. Depuis lors, il a adopté le nom de Joe Trouillot. Depuis environ six semaines, plus d’un avait une sorte de prémonition au sujet de cette disparition probable. En effet, au début d’octobre, l’écrivain jérémien Eddy Cavé et moi faisions ensemble le décompte des prouesses artistiques du bon vieux Joe ; trois semaines de cela, Fresnel Louis, l’ancien chanteur de l’ensemble « Shupa Shupa » me parlait en des termes très élogieux du créateur nonagénaire ; il y a deux semaines, pendant que l’ancien batteur-percussionniste du Bossa Combo, Mario de Volcy, et moi « clavardions » via « Facebook » autour de choses musicales, le nom de Joe a fait surface à plusieurs reprises. Une semaine plus tard, le poète archelois William Pierre ne cessait de me réclamer certains anciens grands succès de Joe ; dimanche dernier, Dr Marcelo Mitchelson me confiait toute l’estime qu’il voue à ce merveilleux artiste ; lundi de cette semaine, le doctorant en santé publique Georges Bossous Jr. s’enquérait auprès de moi des nouvelles de Joe ; et finalement, le lendemain, l’ancien trompettiste et chanteur Kesnel Hall, la voix remplie d’émotion, évoquait avec moi certains précieux et inoubliables souvenirs des années 1950 qu’il gardait de Cabane Choucoune et du Casino International d’Haïti. Il se plut alors à évoquer sa fructueuse collaboration d’alors avec Joe Trouillot, Wébert Sicot, Charles Dessalines, Félix Guignard, Ernest Lamy et d’autres anciennes grosses pointures de notre musique. Certes, je savais que les jours de notre Joe national étaient comptés, mais, hier soir, lorsque mon ami Darwin Clermont m’a appelé pour m’apprendre cette bien fâcheuse nouvelle, j’ai été envahi par une profonde tristesse. La raison en était que, non seulement je venais de perdre un homme que j’admirais immensément, mais aussi, et surtout, parce que notre pays avait perdu un artiste qui a écrit l’une des plus belles pages de l’histoire de sa musique populaire. Et combien Joe Trouillot a pioché pour le rayonnement de la culture nationale, tant chez nous qu’à l’étranger! À mon humble avis, il appartientà la constellation des Jean Léon Destiné, Raymond « Ti Roro » Baillergeau, Lumane Casimir, Lina Mathon Blanchet, Théodore Beaubrun (dit Languichatte), Guy Durosier et d’autres encore. Dans une conjoncture nationale plus sereine que celle que nous vivons aujourd’hui, la disparition de ce monument aurait eu les proportions d’un événement national !Après plus de 70 ans sur la scène musicale, tant en Haïti qu’à l’étranger, Joe avait une carte de visite tellement éloquente et impressionnante qu’il avait droit au moins à des funérailles officielles. C’est dans le quartier du Bas-Peu-de-Chose que Joe, entouré de nouveaux amis, allait trouver l’engouement et l’entrain indispensables à l’épanouissement de ses multiples talents. Il confie, le chagrin dans la gorge: « J’avais fait du chant un exutoire à mes angoisses, mes douleurs et la tristesse causées par la mort dema mère.» Le début ne s’était pas effectué toutefois sans accrocs. En effet, se souvient-il, « j’étais souvent accusé de fauteur de troubles à cause des katas interminables que je tapais sur les bancs de l'école pour m’accompagner dans mes chansons ». Pour cela, il allait encourir des punitions et des sanctions très sévères qui se complétaient généralement à la maison par les douches de martinet de Madame Michaud. Au cours de l’année 1933, il adhère au scoutisme. Se fondant sur son sens de la discipline et ses talents naturels, ses chefs de troupe lui prédisent un bel avenir artistique. Catholique fervent, il assiste régulièrement à l’office religieux du dimanche matin à l’église Saint-Gérard. Pénétré par l’éclat des timbres de l’orgue, il s’assied toujours fidèlement à l’étage où se trouve cet instrument. Il en profite pour exécuter à gorge déployée les chants liturgiques et les antiennes du rituel. L’organiste (un prêtre canadien), attiré par la qualité de sa voix, l’invite à chanter le traditionnel « Minuit, chrétiens » le 24 décembre 1934. Pari réussi ! À l’issue du service, Madame Lina Mathon Faussman (plus tard Blanchet) aborde le jeune soliste et lui offre une bourse d’études complète de trois ans. Cette défenseuse ardente de notre folklore enseignera au futur chanteur les techniques vocales (souffle, pose du son, etc.) et les subtilités de la scène. En vue de parfaire son éducation musicale, Joe fréquentera simultanément l’école du pianiste Marat Chenet pour des cours de solfège et d’harmonie. A côté de ces professeurs formels, le jeune élève ne pourra trouver un meilleur tuteur que l’ancien journaliste du Nouvelliste Gérard Hilton, un des membres du futur Trio Kiskeya. Joe se place sous les ailes protectrices de ce brillant aîné qui lui fera découvrir quelques chanteurs étrangers très en vogue à l’époque. C’est ainsi que Tino Rossi, le chantre corse de l’amour, et Carlos Gardel, le roi du tango argentin, deviendront les deux idoles du jeune Joe. Vers 1937 – 1938, il commence à se manifester dans des sauteries et des sérénades un peu partout à la Capitale. Souvent, il se fait accompagner à la guitare par son mentor Hilton ou au piano par son ami Marcel Morisset sur les succès de l’époque. C’est exactement en 1941 que Joe Trouillot s’associe à Marcel Morissette (piano), Antoine Saint Aromand (saxophone), Charles Paul Ménard (trompette) et trois autres musiciens pour entamer sa carrière au sein du groupe Les Trouvères. Un an plus tard, il est souvent invité à se produire avec le Jazz Scott. Entre 1942 et 1944, ses cours de mécanique ajustage à l’École J-B. Damier l’obligent à s’éloigner des tréteaux. Peu de temps après, Joe part, nous a-t-il confié, « à l’aventure en République dominicaine avec quelques amis du quartier, non seulement pour chanter mais pour aussi gagner un peu d’argent ». Six mois plus tard, il regagne Port-au-Prince et se met à donner des sérénades à travers la Capitale, au Bas-Peu-de-Chose en particulier. C’est vers la fin de 1946 que la carrière de Joe Trouillot prend un essor exceptionnel. Sur la recommandation de son ami Raoul Guillaume, il remplace Pierre Qualo au sein du mythique Orchestre Issa El Saieh. D’ailleurs, Joe a toujours avoué: « Je dois ma carrière à Issa El Saieh, Raoul Guillaume, Roland Guillaume, Herby Widmaier, Gérard Campfort et Max Kénol. » Accompagné au sein de cet orchestre par des musiciens les uns plus brillants que les autres, il est devenu l’un des chanteurs les plus connus du pays. Il a interprété dans cette formation des tubes qui ont conservé leur fraîcheur originale jusqu’à cette date. Nous pensons, par exemple, parmi au moins une bonne vingtaine, à « Aïda », « Madeli asanti foula », « La Basilica », etc. Au cours du premier trimestre de l’année 1947, pendant que l’Orchestre Issa El Saieh met un léger bémol à ses activités, Joe Trouillot intègre le groupe Les Gais Troubadours, qui comptait alors dans ses rangs des musiciens tels que Ulysse Cabral (chanteur), Yves Lerebours (piano), Kesnel Hall (trompette), etc. Peu après, lorsque maestro Issa El Saieh remanie son orchestre, Joe reprend son microphone. Accompagné de Nono Lamy (piano), Guy Durosier (sax alto), Raoul Guillaume (sax alto), Alphonse Simon (trompette) et d’autres musiciens, Joe Trouillot devient le loup blanc de notre musique grâce à son interprétation magistrale de pièces telles que « Wa tya-tya… Wa tya-tya », « Jako » et surtout « Sharpshooter » du célébrissime troubadour Antoine Radule. En mai 1951, le maestro et mécène Issa El Saieh se sépare involontairement de son groupe. Il passe la baguette à son pianiste Nono Lamy. La cohésion de l’orchestre est maintenue, bien qu’il porte le nom de son nouveau maestro. Joe continuera à y faire briller son talent en s’illustrant dans les titres à succès, spécialement « Traffic Mambo »de Guy Durosier, « Complainte Paysanne », « Noël de l’Orpheline », deux morceaux signés Raoul Guillaume. À la fin de 1951, Joe Trouillot, alors membre de l’Orchestre Issa El Saieh, devient le chanteur du nouveau Raoul Guillaume et son Groupe, septette qui s’était superbement spécialisé dans la méringue haïtienne et les autres genres de notre folklore, dont Raoul Guillaume, homme de haute culture, demeure d’ailleurs encore aujourd’hui l’un des plus farouches défenseurs. Joe Trouillot, grâce à sa voix originale, a immortalisé des morceaux populaires tels que « Ciseaux », « Péligre », « Caroline », etc.Vers la même époque, le grand progressiste Ricardo Widmaïer met sur pied l’inoubliable « Festival de Radio Théâtre ». Joe Trouillot, Guy Durosier, Herby Widmaïer, Roland Guillaume et Raymond Dussek deviendront les coqueluches de ce programme dominical, en tant que membres des groupes vocaux Les Voix d’Or (un trio) d’abord ; puis Les Chevaliers de la Chanson (un quintette). Le 8 janvier 1953, alors en plein cœur de sa carrière artistique, Joseph François André épouse la charmante Pauline Apollon. De leurs œuvres bénies, naîtront quatre enfants : Florence, Frantz, Margareth et Joanne. En juillet 1955, Nono Lamy, engagé par l’Orquesta Angelita de la Voz Dominicana, se rend à Cuidad Trujillo. Joe Trouillot le remplace comme maestro du nouvel ensemble musical de Cabane Choucoune. Peu après, Issa El Saieh fait appel à des musiciens tels que Wébert Sicot (sax alto), Dante Pierrot (sax alto), Kesnel Hall (trompette) et d’autres pour l’enregistrement d’un album. Succès total ! Grâce à la voix de Joe Trouillot, et aussi grâce à la virtuosité des autres musiciens, des morceaux tels que « Avadra », « Nou se fanmi », « Redi-Redi » et d’autres sur cet album accèdent à l’immortalité. C’est justement ce disque qui a été publié en juin 2001 grâce au dévouement du chroniqueur et critique musical Lionel O. Legros sous le titre « Joe Trouillot – Hit des années 1950 ». À la fin d’avril 1956, grâce à l’ingéniosité de Joe Trouillot et de Kesnel Hall, les treize musiciens de l’Orchestre Cabane Choucoune décrochent un contrat de Georgio Cesari, le manager italien du Casino International d’Haïti. En un rien de temps, le talent d’animateur hors pair et la voix juste et claire de Joe Trouillot, sans oublier le génie de musiciens tels que Wébert Sicot (saxophone alto), Kesnel Hall (trompette), Emmanuel « Tonton » Duroseau (piano), Antoine Osselin (batterie), Marcel Jean (tambour), allaient faire de cet orchestre l’un des meilleurs de toute l’histoire de notre musique populaire. Pour vous en convaincre, allez simplement écouter ou réécouter des pièces telles que « Jeunes gens galants », « Faux serment », « Krapo ak koulèv », etc. En mars 1957, le maestro Joe Trouillot et six autres musiciens de l’Orchestre de Port-au-Prince (du vrai nom de l’Orchestre du Casino) se rendent dans le nord de l’Italie pour jouer dans deux autres casinos qui appartenaient au propriétaire de celui d’Haïti. Joe Trouillot et Kesnel Hall m’ont toujours raconté comment, du début de mai 1957 à mi - octobre 1957, ils avaient dignement représenté la musique haïtienne dans les deux grandes salles de danse du « Casino della Valle » de Saint-Vincent, commune de la Valle d’Oasta et durant un mois dans celles du « Casino Lido di Venezia », située sur l’île Lido. Après leur retour en Haïti le 22 octobre 1957, ce sera le triomphe du morceau « Orobaso » (une déformation de l’italien « orofalso », faux or) et un peu plus tard de « Machann chabon », adaptation d’une chanson trinidadienne faite par Guy Durosier. Les années 1960, chez nous, marquent le début de la fuite des cerveaux et des artistes. Le 6 novembre 1961, Joe Trouillot, Nono Lamy, Dante Louis Pierrot et Ti Roro signent un contrat avec le promoteur Carlo Juste pour se produire au cabaret-restaurant «Le Perchoir d’Haïti » à Montréal, au Canada. En Amérique du Nord, notre chanteur et contrebassiste allait garder la même notoriété qui était la sienne à Port-au-Prince. A la fin de son engagement avec M. Juste, il jouera un peu partout à travers la Belle Province. Ainsi, le grand Joe partagera la scène tour à tour avec Nono Lamy, Victor Flambert, Philippe Flambert (fils du premier), Kesnel Hall, Léopold « Yoyo » Molière, etc. Au milieu des années 1960, Joe entame une série de tournées qui le conduisent dans plusieurs îles et archipels des Antilles : Sainte Croix, Sainte Lucie, la Guadeloupe, la Martinique, etc). C’est d’ailleurs à cette occasion que, en 1965, il sera à l’affiche pendant une durée de deux mois à l’Hôtel Morocco de Fort-de-France. L’année suivante, sur l’invitation du chanteur Louis Lahens, Joe Trouillot retournera à l’île aux fleurs pour enregistrer deux de nos plus célèbres méringues (Souvenir d’Haïti et Choucoune) avec le groupe Les GaisTroubadours de la Martinique. Il se fait alors remarquer par Eugène Balthazar, le propriétaire de La Maison des Méringues, rue Villaret-Joyeuse, à Fort-de-France. Celui-ci lui propose d’enregistrer un 33 tours. Sort alors en 1968 (ou 1969) l’album Souvenirs de… Joe Trouillot et de son Ensemble Haïtien (BLP 0018). Les années 1970 seront celles des grandes retrouvailles et de quelques tournées aux Etats-Unis. En effet, alors qu’il est embauché par la salle de Copa Cabana avec son ami Nono Lamy, il triomphe en été 1972 au Madison Square Garden en même temps que le Jazz des Jeunes, l’Orchestre Septentrional et la chanteuse Maryse Coulanges. Peu de temps après, il entre en studio avec cette dernière pour graver le merveilleux disque « Festivités Créoles – Joe Trouillot& Maryse Coulanges ». En novembre 1972, il enregistre à Montréal un joli microsillon «Joe Trouillot rencontre Les Diables du Rythme de Saint Marc (MDVG – 233)». Le succès est total : il internationalise des titres comme « Haïti pou’n allé »et surtout « Caressons Sonson ». « Les années 1980 me seront chères et inoubliables, car elles marquent mon retour au pays après vingt-deux années de séparation », nous avoue souvent notre grande vedette. Mario de Volcy se souvient effectivement: « Joe m’avait beaucoup impressionné au cours d’une soirée organisée en 1983, à l’Hôtel Ibo Lélé… C’était la première fois que je le voyais sur scène. Depuis lors, à cause de sa présence, de son halo, de son bagou et de son élégance, je l’appelle ‘le Franck Sinatra haïtien’. » Les décennies 1990 et 2000 furent non moins glorieuses pour notre artiste. Il devient comme le bon vin, un véritable Monsieur 100 000 volts, pour utiliser l’un des noms de scène de Gilbert Bécaud ! Partout, que ce soit à la Salle Antoine Labelle, au « Buffet Cristina 6005 » à Montréal, au Brooklyn College, au Madison Square Garden, il tient en haleine son public du début à la fin, qu’il se produise avec L’Orchestre Septentrional, les Shleu Shleu, le Bossa Combo ou avec d’autres formations musicales. Edner Guignard a raison de dire que « Joe était l’un des monstres sacrés de la musique haïtienne. Même la maladie ne l’empêchait pas de monter sur scène pour chanter. » En effet, en novembre 2010, tout convalescent, il se produit dans « La cité des Grands », programme annuel organisé par le percussionniste Serge « Lopez » Jean-Louis. Encore plus incroyable : en septembre 2012, victime d’un ACV, Joe a dû être hospitalisé. En novembre, quelques jours après sa sortie de l’hôpital, il embarque son accompagnateur idole, le pianiste et contrebassiste Léopold Molière dans une merveilleuse aventure. Il se rend à son hôpital pour y offrir un merveilleux spectacle au personnel médical. Ce n’est pas sans raison que la plupart de nos meilleurs chanteurs et chanteuses ont fait de Joe Trouillot une véritable idole. Mitsou Fontaine, Jean Benjamin, Ketelie Lafond, Gary French, Michel Pressoir, Edeline Déjean, Elizabeth Déjean, Philippe « Toto » Laraque et d’autres encore sont unanimes à voir en lui « un modèle, une source d’inspiration ». C’est la fin du discours quand un pianiste génial et combien exigeant comme Félix Guignard affirme que « Joe Trouillot, Guy Durosier, Herby Widmaïer et Joe Lavaud sont des chanteurs de première classe». Ce qui frappait également chez Joe Trouillot était son amour démesuré pour son coin de terre. À mon humble avis, il fait partie de ceux qui ont le plus composé pour notre pays, auquel il a consacré plus d’une trentaine de chansons. Citons parmi celles-ci: « Haïti, la perle des Antilles », « Ayiti pou’n ale », « Haïti mon pays », etc. Quel humain merveilleux, quel grand homme, quel excellent chanteur, quel artiste hors pair, quel patriote ardent, quel arbre géant, a été notre Joe Trouillot national! Si par modestie, il s’est toujours plu à se présenter simplement comme « le petit chanteur du Bas-Peu-de-Chose », il n’est nullement risqué d’affirmer que Joseph François André, ce superbe et immense Joe Trouillot, appartient sans conteste au panthéon de notre musique. Puisse un jour, Dieu, dans son infinie bonté, lui accorder le bonheur d’entendre dans l’éternité bienheureuse le son de « La trompette des anges » de l’immortel Occilius Occide Jeanty ! Adieu notre cher Joe Trouillot !
Louis Carl Saint Jean louiscarlsj@yahoo.com 30 octobre 2015 Auteur

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