Un autobus intercepté à Martissant, des passagers enlevés puis libérés

Publié le 2021-11-12 | lenouvelliste.com

Un autobus assurant la liaison Cayes-Port-au-Prince a été intercepté, mercredi 10 novembre, par les bandits opérant à l’entrée sud de la capitale. Le président de l’APCH, Changeux Méhu, a confirmé la nouvelle ce jeudi à la matinale de Magik9. 50 passagers, le chauffeur et son assistant ont été retenus en otage par les bandits. Ces derniers, selon Changeux Méhu, avait exigé 500 000 dollars pour libérer les otages et remettre l’autobus. En début d’après-midi, le syndicaliste a annoncé au journal que tous les occupants de l’autobus ont été libérés. « Ils ont relâché les otages et remis l’autobus. Aucune rançon n’a été versée », a révélé Changeux Méhu.

Changeux Méhu ne rate jamais l’occasion de monter au créneau pour dénoncer les conséquences de l’insécurité sur le transport en commun. La structure qu’il dirige avait déconseillé les chauffeurs de fréquenter la nationale numéro 2 qui relie la capitale à 4 départements géographiques. Le syndicaliste regrette que son conseil n’ait pas été pris en compte par certains chauffeurs. « L’Etat perd le contrôle de la situation. Nous avons pris la décision de déconseiller aux chauffeurs de fréquenter cette route après l’enlèvement de 5 chauffeurs de mini-bus. La majorité des chauffeurs tiennent compte de notre alerte. Mais malheureusement certains n’en tiennent pas compte. Et le chauffeur qui a été enlevé mercredi fait partie de cette dernière catégorie », a-t-il déploré sur Magik9.

La situation sécuritaire ne s’est pas améliorée. Ce, en dépit des incessants mouvements de grève lancés par les syndicalistes du transport en commun. « On a utilisé tous les moyens pacifiques mais rien n’a bougé. L’Etat étale ses faiblesses et prouve qu’il n’a pas de capacité pour remédier le problème. La société doit se rendre compte que l’insécurité n’impacte pas que le secteur du transport. Aucune couche sociale n’est épargnée. Tous les secteurs doivent se mettre ensemble pour exiger aux autorités d’apporter une solution. Parce que nos différentes initiatives n’ont pas donné de résultats, nous pouvons simplement demander aux gens d’éviter de fréquenter tous les endroits contrôlés par les gangs armés », a fait savoir Changeux Méhu.



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