Aucune pièce n’a été dérobée dans le dossier de l’assassinat de Jovenel Moïse, rassure le doyen Bernard Saint-Vil

Publié le 2021-10-29 | lenouvelliste.com

Une intrusion par effraction a été commise dans le cabinet du juge Garry Orélien qui instruit l’enquête sur l’assassinat du président Jovenel Moïse, dans le greffe du cabinet d’instruction et dans le bureau du greffier en chef. Le doyen du tribunal de première instance de Port-au-Prince, Bernad Saint-Vil, a confirmé l’information sur Magik9 ce vendredi. « En arrivant au bureau jeudi matin, le hoqueton du tribunal m’a informé que lors d’un contrôle de routine il a remarqué notamment que la porte du cabinet du juge Orélien est défoncée. Ce dernier a dit  également avoir constaté des traces d’effraction dans la porte du greffe principal. J’ai alerté le responsable de la Direction centrale de la police (DCPJ), l’inspecteur général Fréderic Leconte et un juge de paix. Une équipe, dépêchée par la DCPJ a fait des prélèvements », a relaté le doyen Saint-Vil.

Plus loin, le magistrat Bernad Saint-Vil a tenu à dissiper toute inquiétude en ce qui a trait à la sécurité des pièces dans l’instruction de l’assassinat de Jovenel Moïse. « Je dois féliciter le juge Orélien qui, dès le début, a pris des dispositions spéciales pour sécuriser toutes les pièces du dossier, notamment les procès-verbaux et les autres documents. Aucun procès-verbal n’a été détruit ou emporté lors de cette intrusion par effraction. En ce qui concerne le coffre-fort du greffe, les rares dossiers qui s’y trouvaient restent intacts. Je peux confirmer qu’aucune pièce n’a disparu dans les dossiers que traite le magistrat Garry Orélien », a rassuré Bernard Saint-Vil, qui a souligné que rien n’a été emporté dans le greffe principal. « Il nous reste l’inventaire du greffier en chef afin de déterminer si certains dossiers sont déplacés ou non », a-t-il poursuivi. La date précise à laquelle cette intrusion par effraction a été perpétrée n’est pas encore connue. Toutefois, Le Nouvelliste a appris qu'un gardien a été témoin de l'acte.

Par ailleurs, Bernad Saint-Vil a assuré que des mesures ont été adoptées afin de prévenir le vol de dossiers au palais de justice. « L’année dernière, le hoqueton du tribunal avait été interpellé par la DCPJ pour son implication présumée dans un cambriolage. Son dossier est au niveau du cabinet d’instruction. Depuis un certain temps, on n’entend plus parler des vols d’argent, de bijoux ou d'armes au tribunal. Cela s’explique du fait que depuis l’année dernière, après le vol de pièces dans le dossier de l’assassinat de Me Dorval, le greffier en chef et moi avons pris la décision de louer des espaces pour garder les dossiers sensibles en sécurité », a-t-il affirmé, admettant que le tribunal de première instance TPI se trouve dans un espace exposé. « Certaines fois, les agents de sécurité ne peuvent pas se rendre au travail du fait de l’insécurité au Bicentenaire. Le bâtiment est trop exposé. On parle quand même du plus grand tribunal de première instance du pays. Il faut sécuriser l’espace ; sinon, il va falloir relocaliser le palais de justice », soutient-il.



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