Selon les experts du FC Metz, il y a de l’espoir pour le foot féminin haïtien

Deux experts du prestigieux club français, le FC Metz, accompagnés du général manager de l’Insys International Sport Agency, Léonard Dubreuil, ont séjourné à Port-au-Prince pendant quatre jours (du 10 au 14 octobre). Ils en ont profité, dans le cadre d’un accord avec la FHF, pour passer en revue les différentes équipes féminines avant de faire certaines remarques non négligeables. Pleins feux sur la visite de ces experts au Centre FIFA Goal.

Publié le 2016-10-14 | Le Nouvelliste

Sport -

Les différentes équipes féminines ont été mises à l’épreuve (technique, tactique, physique) par les experts du FC Metz. Le moins que l’on puisse dire, est qu'elles ne sont pas trop loin du niveau réclamé en Europe. Cependant il faut les préparer et les façonner pour qu’elles aient une chance, si l’on se fie aux propos des techniciens français. Le but de la visite des experts du FC Metz dévoilé À la question, quel est l’objectif de la visite des experts du FC Metz en Haïti ? Le directeur adjoint du centre de formation du club français répond ainsi : « Le but de notre visite en Haïti, c’était de pouvoir éventuellement identifier quelques jeunes à potentiel qui pourraient terminer leurs deux ou trois dernières années de formation afin de les intégrer au centre de formation du FC Metz avec les jeunes filles qu’on recrute en France. Une fois un terme à leur formation mis, elles auront le maximum de compétences sportives. On va devoir les accompagner également sur le plan scolaire et éducatif. Le niveau étant atteint, oui, pourquoi pas un jour, qu’elles puissent intégrer les équipes de la ligue 1. D’où l’existence même de notre centre de formation », a clairement expliqué Julien Ducasse. N’allons pas vite en besogne avec les toutes petites De son côté, la manager générale de la section féminine du FC Metz ne tarit pas d’éloges envers le président de la FHF, qu’il qualifie d' «homme au grand cœur». Pour elle, il ne faut pas précipiter les choses, faisant allusion aux possibles départs des filles pour intégrer le centre de formation du FC Metz : « Aujourd’hui, enlever une jeune fille (10 à 14 ans) de son environnement n’est pas toujours une chose simple. À cet âge, elles sont encore en période de préformation. Il faut leur laisser du temps. Dans ce cas de figure, elles pourront, en classe de rhéto ou philo, partir en France pour intégrer notre centre de formation et s’entraîner avec les meilleures de chez nous. Ce faisant, elles seront aptes à jouer dans les différentes compétitions qui leur correspondent. Citons en exemple, les moins de 19 ans au sein de n’importe quelle équipe : Metz, Lyon ou Paris Saint-Germain, et aussi, en National. C’est un très bon championnat qui leur correspond. Bref, ces jeunes filles-là n’auront qu’à se soumettre à l’éducation, le sportif et la compétition. Pour l’instant, on est au stade de la logique d’un projet. Pour y arriver, il faut qu’on mette tout cela en cohésion. On a discuté avec Surtab pour pouvoir valider des examens scolaires par rapport à des projets sur des tablettes. Il y a plein de choses qu’on doit discuter avec le président. On ne va pas les envoyer en Europe loin de tout et complètement perdu », a-t-elle soutenu. Il y a des diamants en Haïti selon Angélique Si Haïti ne dispose pas de la quantité et de la qualité des infrastructures que possèdent les grands pays, cependant, nos ambassadeurs ne partent pas de rien du tout, pour paraphraser la représentante du FC Metz : « Vous ne partez pas de rien. Aujourd’hui, le président de votre fédération a donné l’espoir pour tout un pays grâce au football. En Haïti, il y a du talent. Il y aura encore plus de talents. Il y a des petits diamants en Haïti, comme partout dans le monde, mais il faut les façonner. Aujourd’hui, s’il faut prendre une ou deux joueuses de talent, c’est pour les façonner, les accompagner et les préparer pour que quand elles jouent en Europe, à Metz ou ailleurs, qu’elles soient déjà intégrées dans un processus. Débarquer en Europe ou ailleurs comme ça, c’est un choc de culture terrible. Il ne faut pas avoir peur de dire les choses, ce qui se fait en Haïti, en termes de structures, vous ne partez pas de zéro. C’est très important et il faut continuer à travailler en ce sens », a fait savoir Angélique Roujas. Offrir aux filles la possibilité de devenir des citoyennes et bonnes footballeuses À entendre madame Roujas, elle ne vise que l’excellence. D’un ton ferme, elle a fait savoir : « Il y a des choses qui sont encore à discuter. C’est un projet en commun. On a tous, en fait, la même vocation, c’est-à-dire : d’offrir aux jeunes filles la possibilité de devenir citoyennes et bonnes footballeuses. Si elles arrivent à atteindre cet objectif, on aura tous gagné ». À cela, elle a fait les promesses suivantes : « Vous savez très bien qu’il y a beaucoup de clubs, en France et ailleurs, qui ne parlent que de talent. Cependant, une fois que le talent est là, on ne le considère plus, et ce, même dans la vie. Je vous le dis, si on estime qu’une jeune fille a le talent pour venir faire sa formation chez nous, on ne va pas l’abandonner au bout de la troisième année. On va l’accompagner et l’on va faire tout, sportivement et scolairement, pour que cette jeune fille en ressorte avec son bac et un niveau de jeu prouvant qu’elle n’aura pas perdu ses trois ans », a promis la manager générale. Et Surtab supporte ce projet Deux représentants de Surtab, Youri Jean-Pierre (directeur de marketing et vente), Musset Diderot (directeur général) y étaient pour rehausser l’éclat de cette conférence. Évoquant la présence des experts du FC en Haïti, Diderot dit : « C’est un projet complet qui vise le sport et l’éducation. C’est un long projet. Ce que l’on veut faire, c’est donner l’accompagnement. À Surtab, on veut donner un signal disant qu’on aimerait aider des jeunes filles pour qu’elles puissent bénéficier de l’expertise du FC Metz. On est sûr que d’autres partenaires vont se joindre au projet », Musset Diderot. Dadou plaide pour qu’il y ait des éducateurs sportifs Visiblement satisfait, Yves Jean-Bart, qui a assisté à la conférence de presse, a plaidé pour qu’Haïti ait des éducateurs sportifs. À ce sujet, il a évoqué, selon une partie de l’accord conclu avec le FC Metz, la possibilité qu’auront les entraîneurs de se rendre en France : « La continuation de la formation de jeunes mise à part, on a parlé aussi de la formation de cadres. En Haïti, on a un autre problème qu’il faut résoudre le plus vite possible, c’est la déperdition des valeurs et des générations subjectives », a-t-il dit. Devant un tel constat, le président de la FHF a ajouté : « Ils vont nous accompagner afin que nous puissions conserver nos cadres. L’une des grosses carences à laquelle nous faisons face, c’est l’absence d’éducateurs. Ceux (le très peu) qui sont avec nous sont toujours dans une situation d’instabilité chronique du pays. Ils ont toujours tendance à se tourner vers l’extérieur. En effet, l’un des aspects importants de ce programme, c’est d’aider le peu de cadres que nous avons. À n’en pas douter, ils ont déjà un potentiel. Avec des formations sur le tas en France, ils auront la chance de parfaire leurs compétences. À longueur d’année, nous avons organisé, en Haïti, des cours de FIFA pour eux. Avec cet accord, ils pourront vivre au quotidien ce qui se fait dans le monde du football mondial. On va voir comment quelques joueurs ou joueuses, qui ont quand même un certain bagage intellectuel, qui ont certains vécus du football, peuvent se rendre là-bas (apprendre et revenir) transmettre aux jeunes et à leurs collègues qui sont éparpillés dans le pays. Cet aspect est très important pour nous dans le partenariat », a expliqué le docteur du football. Débarqués à Port-au-Prince le lundi 10 octobre, les experts du FC Metz (Angélique Roujas et Julien Ducasse), accompagnés de Léonard Dubreuil (manager général de l’Insys International Sport Agency), après avoir travaillé pendant près de quatre jours avec les équipes féminines d’Haïti, en ont profité pour faire quelques échanges avec les filles (maillots, fanions et autres), avant de laisser, l'air satisfait, la capitale haïtienne ce vendredi 14 octobre à destination de Paris.

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