Election présidentielle/Contestations

La liste des 58 candidats agréés pourrait être revue à la baisse…

Publié le 2015-06-18 | Le Nouvelliste

National -

Cette semaine, tous les neuf conseillers électoraux sont sur le terrain pour superviser la mise en place des Bureaux électoraux communaux (BEC) à travers les dix départements du pays. Cependant, même s’ils ne se sont pas encore entretenus sur les nombreuses correspondances dénonçant l’agrément de certains candidats à la présidence, ils n’écartent pas la possibilité de rouvrir le dossier des incriminés pour des analyses plus approfondies… « Toutes informations qui permettraient au CEP de se rendre à l’évidence qu’un candidat n’aurait pas dû être agréé seront prises en considération », a déclaré jeudi soir au Nouvelliste le président du Conseil électoral provisoire, Pierre-Louis Opont, interrogé sur des correspondances adressées au CEP par des partis politiques qui dénoncent l’agrément de certains candidats à la présidence. Ce qui était arrivé à Ultimo Compère « pourrait » également arriver à des candidats à la présidence ! Les conseillers électoraux Ricardo Augustin et Marie Carmelle Paul Austin l’ont dit au Nouvelliste. Cependant, nous ne sommes pas encore là puisqu’après avoir publié la liste des candidats agréés à la présidence, les membres du CEP sont partis en mission à travers le pays pour s’assurer de la mise en place des Bureaux électoraux communaux (BEC) qui auront à traiter des cas de contestation de candidats aux élections municipales et locales. Sur le terrain, les conseillers électoraux sont au courant des nombreuses lettres de contestations incriminant des candidats à la présidence qui, selon les détracteurs, devraient être enlevés de la liste des candidats agréés. Les membres du CEP devraient avoir une rencontre à l’extraordinaire ce vendredi pour débattre sur plusieurs points liés aux opérations électorales. La question de dénonciation contre des candidats agréés sera aussi abordée, a affirmé au Nouvelliste le conseiller électoral Ricardo Augustin joint au téléphone jeudi soir. Il a confirmé que le CEP a reçu plusieurs correspondances de partis politiques sollicitant l’intervention de l’institution électorale sur un ensemble de préoccupations. « Nous allons les analyser », a-t-il dit. Cependant, le Dr Ricardo Augustin n’était pas en mesure de dire si le CEP va faire des réajustements dans la liste des candidats agréés à la présidence. Toutefois, il est plus facile de retirer un candidat dans liste s’il s’avère qu’il a trompé la vigilance du CEP que d’en ajouter un. Toutefois, il a souligné que ce qui était arrivé à l’Utimo Compère, un candidat au Sénat agréé dans un premier temps, puis écarté parce qu’il s’est avéré qu’il avait induit le CEP en erreur sur sa nationalité pourrait arriver à n’importe qui. Selon le conseiller, le CEP peut rouvrir le dossier d’un candidat pour voir si ce qu’on lui reproche est fondé comme cela a été fait dans le cas de Ultimo Compère « qui nous avait trompé ». « Le CEP peut analyser à nouveau un dossier pour voir s’il a fait une erreur », a-t-il dit. La conseillère Marie Carmelle Paul Austin a abondé dans le même sens, soulignant elle aussi que le CEP peut décider de rouvrir un dossier et ce qui était arrivé à Ultimo Compère pourrait arriver à un candidat à la présidence. Outre des dénonciations dans les médias, une quinzaine de partis politiques a adressé cette semaine une correspondance au CEP pour dénoncer l’agrément de la candidature à la présidence de Jacky Lumarque, de Dieusel Simon Desras et de Level François. Ces organisations politiques reprochent à M. Lumarque de n’avoir pas soumis ses certificats de décharge au CEP au moment de son inscription. Ils exigent le retrait de la candidature du professeur et recteur de l’Université Quisqueya.

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