FMI, ONU, Jovenel Moïse marque des points mais reste sous surveillance

Editorial - L’annonce jeudi soir qu’un accord a été trouvé avec le Fonds monétaire international (FMI) pour mettre, sur trois ans, 229 millions de dollars à un taux d’intérêt de 0% à la disposition d’Haïti, est la meilleure des nouvelles que pouvait recevoir l’administration Moïse-Céant. Cette fois, contrairement à l’accord de 2018 avec le FMI, on ne parle plus dans le communiqué de prix de l’essence à relever.  Entre-temps, il faut le dire, la situation économique du pays s’est tellement détériorée que nous sommes passés à un autre palier. Haïti est considéré comme un pays trop faible pour affronter des décisions difficiles....

Dialoguer en Haïti, une longue histoire…

Editorial - Dialoguer en Haïti a une longue histoire. Avant c’était les étrangers entre eux qui cherchaient à se parler pendant que les Haïtiens assistaient, en sujets intéressés, aux débats. Puis, les Haïtiens et les étrangers eurent besoin d’intermédiaires pour se parler. Enfin, ce sont les Haïtiens entre eux qui ne purent plus se parler. Les étrangers se sont mis à nous servir d’arbitres. On peut prendre comme point de départ la 1re commission civile. Nous sommes au temps de la colonie. Les sujets de sa majesté le roi de France s’agitent à Saint-Domingue, la plus prospère des colonies du royaume. On...

Une crise aux responsabilités multiples

Editorial - Haïti est sous la tutelle de l’ONU depuis 2004, à la suite de la crise politique ayant contraint l’ancien président Jean-Bertrand Aristide à l’exil. La Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH), qui s’est retirée du pays en octobre 2017, a été remplacée par la Mission des Nations unies pour l’appui à la justice en Haïti (MINUJUSTH). De la MINUSTAH à la MINUJUSTH, Haïti est depuis 2004 sous la tutelle onusienne. Le coût d’une telle opération s’élève à des milliards de dollars américains. Des milliards de dollars dépensés pour la stabilisation en Haïti. Quelle stabilisation ? Moins de deux ans...

Quelle est la mission du sous-secrétaire d’Etat David Hale à Port-au-Prince ?

Editorial - Contrairement à ce qui a été publié dans la version imprimée du journal Le Nouvelliste cet éditorial portant le titre « Quelle est la mission du sous-secrétaire d’Etat David Hale à Port-au-Prince ? » est de Lemoine Bonneau et non pas de Frantz Duval comme cela a été imprimé par erreur. Merci de noter cette rectification. Quelques jours après la décision de l’ambassade américaine d’annuler les visas de certains chefs de file de l’opposition farouche au président Jovenel Moïse, l’administration Trump dépêche, à Port-au-Prince, son sous- secrétaire d’Etat aux Affaires politiques David Hale. Sa mission consiste à encourager le dialogue national...

Annuler le carnaval, pour faire le carnaval

Editorial - Cette fête est censée être la plus populaire. Celle à laquelle on peut participer sans avoir besoin ni d’invitation, ni d’argent. Pas besoin de se déguiser, ni de savoir danser. Il suffit d’être là. D’avoir des yeux et de se laisser aller, de contempler ou de rechercher l’extase. Le carnaval est aussi simple que cela : une fête populaire et traditionnelle sans prétention autre que le défoulement. « De vaksin, de tanbou, Ayisyen anraje », chante Emeline Michel dans Plezi mizè. Un peu de musique et puis toute notre misère s’envole, dit la diva. Mais voilà, même ça nous ne pouvons pas l’organiser...