À l’approche de l’échéance du 7 février 2026, la crise multidimensionnelle que traverse Haïti a atteint un niveau critique inédit.
Le 1er janvier 1804, Haïti entrait dans l’histoire en mettant fin, par la lutte armée et au prix du sang, à l’un des systèmes d’exploitation les plus violents et déshumanisants jamais institués.
Haïti, terre d’histoire et d’héroïsme, fut le premier pays à briser les chaînes de l’esclavage pour devenir la première république noire indépendante.
Haïti s’effondre, non sous le poids du hasard, ni d’une fatalité géographique ou historique, mais bien sous le règne d’une gouvernance illégitime, dénuée de conscience, rongée par la corruption, l’ignorance et l’indifférence.
Très cher Bâtonnier,
Depuis ce 28 août 2020, où l’on vous a arraché à la vie, le pays n’est plus le même.
Le 25 juin 2024 marquait l’arrivée des premiers contingents de la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MMS) en Haïti.
Il est des moments dans l’histoire des peuples où le silence devient complice, et l’indignation un devoir sacré.