Onaville, ambitieux projet de l'Office national d'assurance vieillesse (ONA), inauguré en 2003 sous la présidence de Jean-Bertrand Aristide, est un village fantôme. Adossé au flanc du Morne à Cabris, au Nord'Ouest de Port-au-Prince dans la commune de Thomazeau, le village alignant 92 maisons sur une superficie de onze hectares ne respire pas la vie. Pas un bruit, pas un cri d'enfant ne sort des fenêtres de ces pâtés de maisons uniformes et monochromes à l'architecture de béton. Ces demeures peints en jaune qui tranchent sur le vert des collines
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