« Il faut passer à une vitesse supérieure »

Rarement diplomate aura été si tranquillement cinglant. L'ambassadeur français en Haïti, Didier Le Bret, comprend les raisons de la lenteur de la mise en route de la reconstruction. Pour avoir été là avant le séisme, et vu le déploiement des uns et des autres pour porter secours, il analyse avec acuité les failles de la Communauté internationale qui tient des réunions sur le cas d'Haïti en anglais, par exemple, ou l'incapacité du gouvernement haïtien à prendre certaines décisions cruciales. Six mois après le tremblement de terre, les mots de l'ambassadeur Le Bret font sens. Première partie d'une interview sans langue de bois.

LN : Lundi, les autorités ont décoré plusieurs personnalités et institutions étrangères, mais quasiment personne ni aucune institution de France. Cela vous peine-t-il, Monsieur l'Ambassadeur ? DLB: Écoutez, j'ai cru comprendre que les décorations étaient remises à des personnalités emblématiques de secteurs d'activités. C'est d'ailleurs ce que vous avez écrit dans votre édito du Nouvelliste ( " Le héros inconnu ", in Le Nouvelliste daté du lundi 12 juillet 2010, NDLR). Donc, je prends cela comme un geste qui se fait non pas à titre personnel

Si vous avez déjà créé un compte, connectez-vous pour lire la suite de cet article. Pas encore de compte ? Inscrivez-vous