Littérature/ Edgard Gousse/ Entretien

L\'art d\'exorciser le réel

Après « Les yeux de la chair » (roman) et « Dans le ventre de la bête » (essai sur l\'Occupation américaine d\'Haïti) parus aux Editions Tetchner en 2004 (Laval), Edgard Gousse vient de publier chez Monde Global en France Le fils du président, roman dont la structure s\'appuie sur les théories du nouveau roman et de la narratologie. Professeur à l\'université Quisqueya (UNIQ), poète et écrivain, Gousse réussit à exorciser le réel en inventant un univers au gré de multiples stratégies de figuration. Ses livres entretiennent des liens ténus par la pneumatologie qu\'ils incarnent. On éprouve devant son nouveau roman à peu près les mêmes conditions de parole, le même élan que le narrateur-conteur devant le monde. Robenson Bernard l\'a rencontré. Entretien.

(Propos recueillis par Robenson Bernard)
13 nov. 2009 — Lecture : 9 min.
Le Nouvelliste (LN) : Vous venez de publier chez Monde Global, à Paris, Le fils du Président, un roman dont la première de couverture illustre évidemment ce que l\'artiste appelle « La justice crucifiée ». Il s\'agit d\'un livre au titre aussi stéréotypé que suggestif qui paraît avoir une forte charge dans le réel cocasse et sulfureux. Que pouvez-vous en dire ? Edgard Gousse (EG): L\'illustration de la page de couverture intitulée à juste titre L\'enquête se poursuit ou La justice crucifiée représente à mon point de vue une version picturale

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