Publication / Vodou et Névrose / Franck Fouché

Sous l\'égide des précurseurs

Habitant Montréal, Franck Fouché s\'habitua à écrire des deux mains, c\'est-à-dire tantôt en langue française tantôt en langue haïtienne, des pièces qu\'il publiait dans leur version française au Québec alors qu\'on en donnait à Port-au-Prince une représentation scénique en langue haïtienne. C\'est ce qui se passera pour Bouqui au Paradis, qui sera publiée dans les Cahiers de Sainte-Marie en 1968 tandis que François Latour, en 1976, fera une mise en scène de Bouki nan Paradi qui connaîtra un grand succès au Rex Théâtre.Suite et fin du texte de Maximilien Laroche.

Maximilien Laroche Québec, juillet 2008
31 mars 2009 — Lecture : 4 min.
L\'ambition de Morisseau-Leroy et de Franck Fouché était de porter à la scène des problèmes humains universels et de les traiter dans le cadre de la langue et de la culture du peuple haïtien. C\'est cette expérience que voudra poursuivre Franck Fouché même quand il dût quitter Haïti en 1965 pour venir s\'établir au Québec. Alors qu\'en Haïti la dictature de François Duvalier imposait au pays un « silence masqué », Franck Fouché trouva à Montréal un théâtre en pleine effervescence. La dramaturgie québécoise, qui venait de naître avec Gratien Gé

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