Il n\'y a rien à Baie-de-Henne ! Rien, absolument rien à défendre, sinon les hommes et les femmes qui ne veulent ou ne peuvent plus s\'en aller. Ils ont choisi de mourir tranquillement chez eux. Une forme de suicide collectif comme dit Willot R. Joseph, l\'un des responsables de Ayiti Gouvènans, l\'organisation qui nous a invité à visiter la région du Bas Nord-Ouest, car il est difficile de comprendre que l\'on puisse survivre dans un lieu aussi aride, aussi macabre.
Les visages sont blafards, les gens marchent au ralenti. Ils n\'ont même pl
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