La leçon de ma mère
Je reviens encore une fois sur ma mère pour expliquer Haïti d’un autre angle, celui de ceux qui souffrent sans un mot, mais aussi sans jamais baisser les bras. Ces voix qu’on n’entend pas, trop occupés que nous sommes par les bruits de la ville : les tirs de mitraillette, les sirènes d’ambulance ou de pompiers (s’il y en a), les cris de douleur, les hurlements devant les caméras de ceux qui lisent des manifestes, les rodomontades de voyous armés, et les différentes réunions internationales ou nation
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