Il pleut sur Port-au-Prince. Les nuages s’attardent au-dessus de la ville, les rues se mouillent, les bruits s’assourdissent. Le temps semble ralentir, invitant à la rêverie, à la mélancolie ou au souvenir. La pluie n’est pas seulement une affaire de nuages : elle est aussi musique, chagrin, mémoire et parfois espérance. De Paul Verlaine à Guillaume Apollinaire, de Jacques Prévert à Charles Baudelaire, les poètes lui ont prêté mille visages et mille voix. Tantôt douce et familière, tantôt lourde et oppressante, elle fait remonter à la surfac
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