Si le cinéma avance tel un train dans la nuit, l’ensemble du paysage médiatique haïtien a, pour sa part, délibérément barricadé les gares, coupé les rails et éteint les lanternes. Il n’existe aucune heure d’antenne dédiée à la pratique du cinéma dans notre système de radiodiffusion, et encore moins dans nos grilles télévisuelles. Pas d’émissions critiques, d’analyses ou de décryptages. Pas de discussions virevoltantes sur la dernière œuvre en date d’une de nos réalisatrices. Pas de débats passionnés où un ingénieur du son, un directeur de la
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