Avec War of the Worlds, Spielberg filme l’après-11-Septembre comme un cauchemar intime : celui d’un monde où l’héroïsme s’effondre, où la réalité devient monstrueuse et où l’image porte encore les traces d’une catastrophe collective.
Le cinéma, dans sa vocation la plus noble et la plus ontologique, n’a jamais été un simple instrument d’évasion hors du monde, mais plutôt un appareil de révélation de notre propre réalité. À travers l’objectif de la caméra, c’est le réel lui-même,
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