Les écrivains, s’agissant d’Haïti je devrais dire les poètes, aiment bien se retrouver entre eux malgré les sentiments mitigés qu’ils éprouvent les uns à l’égard des autres. Ils savent qu’ils forment une tribu particulière. Adorés un jour, honnis le jour suivant, et souvent sans raison précise. Ils s’échappent de la vie ordinaire, comme s’ils étaient sur un manège qui tournait sans cesse en les étourdissant, jusqu’à ce qu’ils atteignent une certaine ivresse lyrique. C’est cette atmosphère magique qui, en les enveloppant, finit par susciter à
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