Chronique d’un matin de juillet à Pignon

Quand le visage de Sanite Bélair me regarde

Le ciel de juillet est d'un bleu presque insolent.

Marc-Kerley FONTAL marckerleyfontal@gmail.com
06 août 2026 — Lecture : 6 min.
Quand le visage de Sanite Bélair me regarde

Billet de dix gourdes à l'effigie de Sanite Bélair
Photo : Jobenson Andou

Le ciel de juillet est d'un bleu presque insolent.

Pas un nuage ne vient en atténuer l'éclat. Sous cette vaste coupole lumineuse, le Nord limitrophe au Plateau central déploie un visage qu'une partie d'Haïti semble avoir oublié. Ici, le vert règne encore. Les collines ondulent sous un manteau de végétation. Les plaines s'étendent, généreuses. Les arbres dessinent l'horizon sans interruption. Rien ne rappelle ces mornes dé

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