L'ancien président Evo Morales a déclaré mardi à l'AFP que le gouvernement bolivien poussait le pays vers "une guerre civile" avec sa "politique néolibérale", lors d'un entretien accordé depuis son refuge dans la région du Chapare, où il est visé par un mandat d'arrêt.
Le pays a souffert ces sept dernières semaines de pénuries de nourriture, de carburants et de médicaments en raison de barrages routiers organisés contre le président de centre droit Rodrigo Paz sur fond de pire crise économique depuis quatre décennies.
"Je ne me rendrai pas", a déclaré l'ancien président socialiste Evo Morales, quelques jours après que le gouvernement a décrété l'état d'exception pour mettre fin aux blocages et menacé d'intervenir dans le Chapare pour l'arrêter.
