Etat, politique, économique : Retour à la terre pour le plein succès

Mise en contexte L’économie haïtienne fait face à un dilemme majeur.

Inel Torchon Ineltoch38ans@gmail.com
27 mai 2026 — Lecture : 17 min.
Etat, politique, économique : Retour à la terre pour le plein succès

Paysan au travail

Mise en contexte

L’économie haïtienne fait face à un dilemme majeur. Cela remonte à plusieurs dizaines d’années. Comment galvaniser l’économie et satisfaire les besoins du pays ? Doit-on continuer à appliquer la méthode des importations ou renforcer la capacité de production nationale ? Cette problématique révèle une préoccupation majeure dans un contexte marqué par l’augmentation du coût de la vie, l’insécurité alimentaire, la faiblesse du secteur industriel et les crises politico-économiques répétées.

L’Évidence : Haïti dépend fortement des importations pour couvrir sa consommation de riz, de produits manufacturés et de biens de consommation courants. Cette dépendance crée une vulnérabilité économique importante, notamment face aux fluctuations internationales des prix, aux crises logistiques et aux dévaluations monétaires. Parallèlement, la production nationale agricole et industrielle connaît un déclin structurel, causé par des contraintes multiples, notamment un manque d’infrastructures, une faible productivité, un accès limité au financement et une concurrence déloyale des produits importés.

Dans cette dichotomie,on analysera la dépendance actuelle d’Haïti aux importations, les limites de la production nationale, les avantages d’une stratégie de relance productive ainsi que les pistes de solutions envisageables. Pour y parvenir,  nous nous proposons de conduire cette réflexion en deux modules:Haïti tournée vers les importations pour pallier le manque à  gagner et la nécessité de réorganiser la production en Haïti.

I.-L’économie haïtienne tournée vers les produits importés

1.1 Acceptation du concept

Économie, c’est l’ensemble des structures pratiques,institutions,sujets et mécanismes de production, de distribution,d’échanges et de consommation qui assurent le fonctionnement d’un ensemble économique social donné. Or, la production est l’organisation et le processus de travail dans la création de biens et de services pour la satisfaction des besoins de la société et des hommes.

L’économie haïtienne se veut un ensemble complexe, tirée par de nombreuses forces et impulsions,provenant à la fois de vieilles structures et institutions archaïques, propres à notre histoire, et d’autres qui sont le fruit des pressions et des attractions de la pénétration étrangère.

1.1.1.Histoire

Le déclin de l’économie d’Haïti a débuté depuis le temps de la colonie . Les Planteurs blancs et les colons à desseins décidèrent d’adopter  d’une part la monoculture dans l’Île hispagnole, d’autre part, la France a imposé une dette colossale à Haïti après son indépendance durement conquise. Cette rançon vint s’ajouter aux dévastations et à l’incendie tapotées aux champs de plantations basculant les déficits économiques.

L’autosuffisance du pays diminue considérablement.La  production nationale est affectée grandement.Et les produits des paysans furent achetés et vendus à vils prix pour éponger la dette dans la période de 1825 à 1847. Le coût du blocage a duré plus d’un siècle. Le pays consacra la majeure partie de ses recettes fiscales  au remboursement[1]. Des pressions économiques fustigent le développement, l’absence d’infrastructures à l’échelle nationale, sinon de petites tracées servant de route nationale en vue de connecter le pays et facilitant la production. Le retard et la mise en train s’insurgent à l’implosion de la révolution industrielle.

Les paysans sont ensorcelés et envahis par plusieurs facteurs notamment l’instabilité politique, la mauvaise gouvernance, l’absence d’appartenance à Haïti et la corruption en particulier.  Nous allons  voir ci-devant ces composantes.

L’Absence de prise en charge

Le basculement vers l’importation de produits (1980-1990) s’accélère.Jusqu’au début des années 1980, Haïti produisait l’essentiel de sa nourriture et était globalement autosuffisant pour les denrées de base riz,farine et céréales[2]. Sous le règne de Jean-Claude Duvalier, le marché international commence timidement à s’ouvrir sous la pression de l’entourage gouvernemental et des commerçants importateurs. Alors le choc libéral heurte entre 1986 et 1995. Le régime des Duvaliers, François Duvalier (1957–1971) et Jean-Claude Duvalier (1971–1986), a initié le pays au programme de libre taxe sur certains produits et facilité les investisseurs et l’accès au tourisme.C’était la Révolution économique, encherit-il dans sa doctrine.

 Face aux exigences financières internationales telles que le Fonds monétaire international (FM),Banque mondiale. Haïti applique des programmes d’ajustement structurel (PAS). Les tarifs douaniers sur les produits agricoles notamment sur le riz sont drastiquement abaissés, passant de 50 % à seulement %. L’effondrement de la production nationale.Le riz américain (chako) subventionné. Miami rice envahit le marché à un prix inférieur aux coûts de revient. Les agriculteurs locaux abandonnent leurs terres, provoquant un exode rural massif vers Port-au-Prince[3]. On se le rappelle bien, une gourde cinquante la petite marmite de riz sous le gouvernement  Henry Namphy. Pour le gros du peuple, c’était la danse du tango, quid les économistes ,les experts qui réfléchissaient ?

Regard croisé sur l’enquête réalisée en 2024 par l’Institut haïtien de statistique national ( IHSI) et la Banque mondiale en matière d’importation.

  1. La faiblesse de la production nationale

Toutes les compasantes de la population sont frappées de plein fouet. La Capitale dépend de la masse payagasse et vice versa. Qui pis est, l’élite intellectuelle ne mesure pas la politique hégémonique de l’Occident. Toute action qui apporterait une solution temporaire et de conséquence temporelle si on n'encadre pas les effets.

La campagne contre les cochons créoles haïtiens sous le fallacieux prétexte de pesticides et de l’abattage de café et de sisal a été prise pour cible pour décapitaliser la masse paysanne. La  création de zone franche avec des projets ambitieux de l’installation massive des industries demeure encore une illusion. Au contraire, l’expropriation des paysans et les sous-emplois réduisent la capacité d’achat de la population, comme corollaires l’exode rural et la création des bidonvilles à Port-au-Prince. Le résultat est patent aujourd’hui, le phénomène de banditisme et de criminels. Allons voir ça, cette escalade.

2.1 Une agriculture en crise

Le secteur agricole représente encore une activité essentielle pour les populations rurales. Cependant, il connaît une baisse importante de performance. Selon l’IHSI, la valeur ajoutée du secteur agriculture, élevage, pêche et sylviculture est passée de 89,7 milliards de gourdes en 2023 à 84,6 milliards en 2024, soit une baisse de 5,6 %. Dans les années 1990 apparait davantage une logique d’ouverture commerciale. Réductions des barrières douanières. Ayant comme conséquences :libéralisation économique

Importations facilitées

Conséquence:arrivée massive de riz importé

Difficulté des producteurs nationaux.

Le gouvernement de René Préval avait tenté d’agir de la sorte,savoir le soutien à la production rizicole et la distribution d’intrants agricoles

Programmes d’irrigation

Renforcement partiel des infrastructures rurales

a) Faibles infrastructures rurales

Les routes agricoles insuffisantes

Systèmes d’irrigation limités

Difficulté d’accès aux marchés

Absences des industries de transformation dans les départements,presque tous les intrants de production et  du ménage provenant de la capitale. Les ports des provinces ne servent presque pas les communes.L’argent est collecté et encaissé par le pouvoir central. On ne le redistribue pas dans les départements du port en réalité.

b) Vulnérabilité climatique

L’agriculture haïtienne dépend fortement des précipitations et demeure très exposée aux sécheresses et catastrophes naturelles. Absence de l’Instrument d’irrigation, des intrants et des insecticides pour accoupler aux avatards agricoles. Le pays compte plusieurs lacs , on pouvait s’en servir pour la construction de stockage d’eau en haut débit servant à l’irrigation. L’Absence de vrais systèmes solaires pour alimenter en énergie électrique. Absence des outils modernes  pour aider le secteur. L’Agriculture dans tous les pays développés constitue les principales politiques publiques car elle constitue la membrane de l’autosuffisance. Pour Haïti, ce secteur est laissé aux mains des paysans pour la plupart des cas, ce sont des profanes en matière de production de masse. Or la terre est l’épicentre de toute stratégie géopolitique.Toute hypothèse de solutions importe peu si l’on ne redresse pas les terres agricoles.

c)Faible mécanisation

Peu d’équipements modernes

Rendements agricoles faibles

Accès limité aux crédits agricoles

2.2 Une industrie peu compétitive 

Le secteur manufacturier haïtien rencontre également d’importantes difficultés :

Faible productivité

Coûts élevés de production

Crise sécuritaire

Déficit énergétique

Difficultés logistiques ; l’industrie manufacturière orientée vers l’assemblage a connu un recul important. Les exportations manufacturières sont passées de 329,96 millions d'USD en 2023 à 260,21 millions d'USD en 2024. Le secteur a également perdu plus de 30 000 emplois en cinq ans.

3.1 Création d’emplois

Le marché de l’emploi peine à satisfaire les demandes. Le secteur privé des affaires n’envisage pas de construire des pôles de développement collectif suffisamment. De l’investissement en société anonyme comme des multinationales est absent dans le milieu. Certains du secteur privé se seraient en position de  profiter de l’État comme le  seul pourvoyeur  d’opportunités et  d’emplois, alors qu’il est l’inverse  dans d’autres pays. Ils sont plus enclins à investir pour déstabiliser un gouvernement et créer l’instabilité politique au lieu de s’organiser pour créer de l’emploi dans le pays. La déclaration de Roodolth Jaar au Procès sur l’Assassinat de feu Président Jovenel Moise en est bien de preuves.  Nous avons quelques dizaines de familles riches constituant le panorama de l’élite économique en Haïti. 

Ce  tableau synthétique illustre rapidement l’histoire des familles les plus riches en Haïti. Si elles ne sont pas en situation de monopole, elles le sont en oligopole.

Famille / Groupe économique

=Secteurs principaux

 Type de domination économique décrit dans la littérature

Références

Famille Mevs

 =Logistique,                                                                                          ports,    entreposage, parc industriel,importations, carburant

Oligopole logistique et infrastructures stratégiques ; forte concentration dans l’entreposage et l’importation

 

Famille Bigio (GB Group)

=Sidérurgie, distribution, énergie, logistique, port privé, import-export

Conglomérat dominant ; marchés concentrés ; influence sur secteurs stratégiques

 

Famille Brandt

Banque, automobile, import-export, immobilier, distribution

Concentration économique multisectorielle

 

Famille Apaid

=Industrie textile, manufacture, commerce, secteur privé organisé

Élite industrielle ; influence économique et patronale

 

Famille Madsen

Commerce et activités industrielles

Présentée dans plusieurs travaux comme membre de l’élite économique dominante

 

Famille Acra

Commerce et importations

Acteur majeur des marchés concentrés

 

Commentaires : Notre recherche a permis de collecter des informations pertinentes, mais certains commentaires pilluent,arguant que ce secteur n'a pas aidé vraiment le pays. Apreuve, le constat terrible du panoramique  du pays.

Leur investissement est peu productif pour le pays, pas d’œuvre de philanthropie à l’instar de James McGill, un marchand écossais vivant à Montréal, contribuant à l’œuvre sociale. Aujourd’hui, on compte sur l’Université et le métro McGill, référencés comme « James McGill’s Bequest – archives historiques de McGill University » et « James McGill revisited: Citizen and philanthropist – conférence historique de McGill University ». On précise que la classe économique contrôle  les ports, la douane, le commerce, l’énergie, l’importation, la distribution, l’industrie et les banques. On y retrouve la famille Bigio, la famille Boulos, la famille Mevs, la famille Vorbe, Gamille Apaid, Acacra Berman et Muscosso. Ils sont dans l’assurance-vie, les biens et sur internet. Ils ont pris le contrôle de toute l’économie, le reste n’étant qu’un détail.

3.2 Renforcement de la sécurité alimentaire

Pour renforcer  la sécurité alimentaire dans le pays, il faut nécessairement planifier. Le leader accédant au pouvoir est censé être capable de mettre en application une politique publique. Fixant les règles du jeu lors des assises nationales.Un signal fort pour recadrer la conscience collective vers un rêve commun. De nécessités des accueils favorables aux  investissements étrangers vers les zones de provinces.Faciliter des avantages sociaux et de franchise pour l’établissement dans les autres départements, avec pour corollaire le développement.Dans les Départements éloignés,pratiquer la théorie de ruissellement à savoir répandre les retombées économiques sur la population. Une augmentation de la production nationale permettrait :

la création d’emplois agricoles

Développement industriel

Réduction du chômage

Diminution de l’exode rural

3.2.1 Production de denrées de première nécessité

Le Japon est souvent cité comme modèle après la Seconde Guerre mondiale dans sa politique d’énergie et de protection temporaires de certaines industries nationales.

Réduction de la dépendance extérieure

Stabilisation des prix

Résilience face aux crises internationales

Investissements massifs dans l’éducation et la technologie

Développement industriel (automobile, électronique)

Soutien gouvernemental aux entreprises nationales

3.3 Développement du tissu économique

Cela désigne le processus de renforcement, diversification et dynamisation des activités économiques d’un territoire ou d’un pays, afin de créer une économie plus solide, productive et autonome. Dans le contexte d’Haïti « Produire en Haïti ou importer ? », cela peut inclure :

a.Développement des entreprises locales

Soutenir les petites et moyennes entreprises (PME).

Encourager l’entrepreneuriat national.

Favoriser l’investissement local.

Création d’emplois

b.Développer la production nationale (agriculture, industrie, artisanat).

Réduire le chômage.

Augmenter les revenus des ménages.

Diversification économique

Ne pas dépendre uniquement des importations.

Développer plusieurs secteurs : agriculture, industrie manufacturière, transformation alimentaire, technologies, tourisme.

3.4 Reduction du deficit commercial

Réduction des sorties de devises

Renforcement de la balance commerciale

Stabilisation économique

IV.Les obstacles à une stratégie productive nationale

Les obstacles à une stratégie productive nationale en Haïti peuvent être analysés sous des angles économiques, institutionnels, sociaux et politiques. Un État faible peine à soutenir l’investissement productif, protéger les producteurs locaux et planifier le développement économique.

1. Faiblesse institutionnelle et gouvernance

L’Instabilité politique

La Corruption

Les faibles capacités administratives

le manque de continuité des politiques publiques

2. Dépendance aux importation

Une forte dépendance réduit la capacité nationale de développer des chaînes productives internes.

Importation massive du riz, biens manufacturés et produits alimentaires

Faible protection de la production locale

Vulnérabilité aux chocs internationaux

4.1.La productivité agricole et industrielle demeure limitée par

Un manque en technologies et de mains-d’œuvre qualifiées. Paul Romer illustre ce fait par la théorie du développement endogène.La croissance vient avec :le savoir,l’éducation, la recherche et l’innovation. Or, en Haïti les jeunes sont très talentueux.Couvrir ce manque à gagner :

Faible capitalisation

Formation insuffisante

4.1.1 Déficit d’infrastructures

Les infrastructures demeurent insuffisantes :

a)Électricité,b.Routes,c) Ports, d)Entrepôts,e)

Irrigation

4.3 Concurrence des produits importés bon marché

Les producteurs haïtiens affrontent une forte concurrence étrangère.

La baisse historique des tarifs douaniers a renforcé la présence des produits importés, notamment le riz importé, réduisant la compétitivité des producteurs locaux. De plus, les importateurs ont souvent plus d’intérêts à importer que à supporter la production locale. Le guide se situe dans la maximisation du profit et de la richesse du pays. Jacques Sauveur Jean, un Haïtien sénateur et producteur dans le Département du Nord-Est, se plaint de la concurrence déloyale. Ou donc problème d’emballage.Certaines fois elles sont victimes de contre-façon ou de falsification de la marque fabriquée.Le Prestige haïtien fait les frais de produits s’apparentant au prestige. Ils sont sur les étagères des supermarchés.

4.4 Instabilité politique et sécuritaire

L’insécurité actuelle affecte sérieusement les petits commerçants. Leurs denrées sont gaspillées dans le département ou dans les zones rurales. Le gouvernement instable ou souffrant de délégitimes a un poids majeur dans le processus d’écoulements des marchandises.Pourtant, les produits importés dans des conteneurs sont parfois trouvés la sortie plus facile.Cela constitue une inflation. Les difficultés portuaires et logistiques ont également perturbé les activités économiques récentes. Ces compensantes sont pertinentes :

Transport des marchandises

Investissements

Fonctionnement des entreprises

V. Quelques pistes de solutions

La recherche de solutions peut provoquer l’éclatement dans la société et le renversement du gouvernement. L’assassinat du Président Jovenel Moise s’apparente à un cas patent. Cependant, il faut être libre des investisseurs lors des campagnes électorales. Le peuple haïtien doit faire un vol de face pour tirer plein profit de cette terre léguée par les bâtisseurs de l’indépendance. Nécessité du chantier institutionnel et capitaliser sur l’Importance des politiques pour le développement

5.1 Politique de subventions ciblées

L’État pourrait capitaliser sur les asec,casec et les délégués départementaux pour accomplir la tâche. Pratique  de redressement de terres et le système de gabionnage et de tracées, offrir des primes aux agriculteurs qui protègent le milieu de terres, et leur permettre de produire davantage. Supporter les plantations et le reboisement avec des arbres plus utiles à la campagne.Subventionner les intrants agricoles

Facilité le crédit rural, et soutenir les petites et moyennes entreprises (PME)

Et renforcer les écoles techniques

5.2 Développement des infrastructures rurales

Investissements prioritaires : a)Irrigation,b)Routes agricoles,c)Stockage

Énergie rurale

5.3 Protectionnisme intelligent

Plus près de nous, le Président Donald Trump a adopté des mesures préventionnistes dans le but de protéger ses intérêts. Les produits importés sont frappés de taxes de huit pour cent.Ce modèle peut être adopté progressivement en Haïti. Renforcer la capacité des pays et agir progressivement sur les importations.Une gestion saine et pratique des commerçants haïtiens. Des actions nécessitent :

Tarifs douaniers stratégiques

Normes de qualité

Protection temporaire des filières prioritaires

L’objectif n’est pas d’isoler Haïti, mais de permettre aux producteurs nationaux d’atteindre un niveau compétitif. Application de la théorie de l’innovation comme Joseph Schumpeter l’illustre dans son ouvrage.La création des nouvelles technologies ou adaptations.

5.4 Politique industrielle nationale

Axes prioritaires :a)Transformation agroalimentaire,b)Industrie textile

,c)Formation technique,d) Innovation technologique,e) Partenariats public-privé

5.5 Renforcement institutionnel

Sous la gouvernance de Jovenel Moise,il y avait une mouvance vers le renforcement du secteur agricole.Le discours économique insistait davantage sur :

Production nationale

Modernisation agricole

Développement énergétique

Relance de filières agricoles, il eut eu comme conséquence,a) Instabilité politique,b) Insécurité,c) Faibles capacités institutionnelles,d) Pour renforcer les institutions, certains facteurs sont susceptibles d’être influencés.Michael Porter parle dans sa théorie des clusters : capital humain,innovation,infrastructure et institutions.

La sécurité publique

La gouvernance économique et la stabilité réglementaire.L’infrastructure, formation technique et mobilisation de la diaspora. D’où le modèle le plus réaliste pour Haïti est une économie industrielle légère tournée vers l’exportation régionale et soutenue par des PME modernes.Il faut mobiliser le transfert des compétences par la théorie de Brain Gain et Brain Drain. Cependant il faut tout un régime politique fort,et une éducation des acteurs politiques et des jeunes à venir.

CONCLUSION

Nous avons conduit notre réflexion sur plusieurs angles, pour débusquer l’espace politique ,économique et social du pays. Il convient de préciser que le choix entre produire en Haïti et importer ne doit pas être perçu comme une opposition absolue. Les importations demeurent nécessaires dans une économie ouverte, mais la dépendance excessive actuelle constitue une faiblesse structurelle majeure.

Le travail a été réalisé en deux parties : 1)l’économie haïtienne tournée vers les produits importés 2)Nécessité de réorganiser la production en Haïti. Nous avons esquisse des pistes de solutions, axées sur le contexte d’Haïti.

En effet, le déclin agricole, la faible compétitivité industrielle et la dépendance aux produits étrangers limitent la capacité d’Haïti à construire une croissance durable. Toutefois, le développement de la production nationale représente une opportunité stratégique pour créer des emplois, améliorer la sécurité alimentaire et renforcer l’économie nationale.

La relance productive haïtienne exige une vision de long terme fondée sur les infrastructures, les politiques industrielles, les investissements agricoles et une protection intelligente des secteurs prioritaires. Produire davantage en Haïti ne signifie pas rejeter le commerce international ; cela signifie construire une économie plus résiliente, plus inclusive et moins vulnérable aux chocs extérieurs. Certaines fois, on peut privilégier la théorie des avantages comparatifs. Enfin, j’étends ce signal fort à la communauté des forces économiques du pays pour prendre les modèles du Commerce Écossais McGill. En somme, nous n’avons pas la prétention de pouvoir boucler la thématique, quand on sait que la pression internationale sur le fond de la politique haïtienne frappe de plein fouet le pays. Cela provoque de l’instabilité politique programmée avec bien sûr des irrésistibles Haïtiens .Nous vivons de façon connectée avec le monde, comme un vaste village.Il faut travailler avec la paix d’esprit, de diplomatie.Un quinquennat est difficile pour accélérer le résultat escompté. La démocratie, la constitution sont aussi des comparses qui empêcheront ce chantier.

Bibliographies

1.Garard PIERRE CHARLES,1991, Le système économique haïtien 2e édition 1991, http://classiques.uqam.ca/économiquesuccès

2.The New York Times : Porter,C Meheut,C Constant,J & Kipnis,S (2002) La rançon :Comme une dette volée par la France a mis Haïti à genoux.

3.News.UN.ORG

4.Classiques.uqam.ca

5. Lundahl, M(2011). The political Economy of disaster: Haiti in the Twenty-first century.Analyse des programmes d'ajustement structurel.

6. Walt Whitman Rostow, the stage of economic growth in 1960,

6.Douglass North, le  rôle des institutions dans le développement économique.

7.Samir Amin,la critique de la dépendance économique des pays du Sud.

8.Inel Torchon,Haïti, Environnement corruptible, enjeux et perspectives,2025 Éditions Coorrecto Pro.page 100

9.Lenouvelliste, Le CPT,symbolisme de BING BABG dans un État Frileux , 2026